3. De Aalen à Salzbourg, les Alpes attendent leur tour

Du repos à en perdre Aalen

Après le délicieux repas offert par David & Steffie, nous passons une nuit des plus reposantes et sommes sur le pont tôt le lendemain, afin de faire les activités chronophages qui s’imposent lors de chacun de nos arrêts : blog, courses, mécanique… Nous visitons tout de même la ville d’Aalen avec Steffie et goûtons de délicieux chocolats, spécialités de la ville. Nous passons la nuit et repartons le jour suivant pour rallier Munich, où un CouchSurfer peut nous héberger.

Petit topo sur la ville d’Aalen. C’est une petite ville de presque 70 000 habitants dans le Bade-Wurtemberg. Elle est notamment jumelée avec Saint-Lô. C’est une ville très sécurisée : il ne faut jamais oublier ses clés à Aalen. Les gens sont indépendants, pas de moutons à Aalen. La vie nocturne est développée, car le matin ils l’ont mauvaise. En bref, je vous dis Aalen, c’est pas du cinéma !

Munich, nous voilà !

Nous nous dirigeons dans un premier temps vers la ville de Nördlingen, en empruntant de temps en temps la route, même si ce n’est pas toujours au goût des automobilistes. Car si le réseau cyclable est extrêmement développé en Allemagne, les pistes rallongent parfois énormément le trajet. Je profite d’une courte pause pour changer un nouveau rayon, cassé quelques kilomètres auparavant et nous repartons vers Donauwörth. Les kilomètres s’enchaînent (nous franchissons la symbolique barre des 1000), relativement monotones, et le trajet est très roulant. Nous nous arrêtons pour passer la nuit dans une grange abandonnée, à côté d’une maison en rénovation (et d’une voie ferrée).

1000 km (et la couverture de Têtu), ça pédale !

1000 km (et la couverture de Têtu), ça pédale !

Cette fois-ci nous sommes plus efficaces le matin et gagnons vraiment du temps en n’ayant pas à replier la tente. Il nous reste une centaine de kilomètres jusqu’à Munich et nous prenons notre première pause dans la ville d’Augsburg. Je déguste un délicieux Apfelstrudel pour reprendre des forces et nous reprenons la route, sans nouvelles de notre CouchSurfer, malgré messages et coups de fil. Nous trouvons un ordinateur à l’office de tourisme et  postons une nouvelle demande en urgence, avec peu d’espoir.

Enchaînement de heureux hasards

Nous repartons donc en ne sachant pas trop sur quel pied danser : bivouac avant Munich, tentative de recherche d’hébergement sur place… Nous continuons tout de même et nous arrêtons pour casser la croûte à une trentaine de kilomètres de Munich. Et là, tout s’enchaîne. Un homme vient nous voir, nous comprenons un mot sur cinq mais croyons déchiffrer qu’il a fait un voyage à vélo jusqu’en Grèce. Il s’éclipse alors et revient 5 minutes plus tard pour nous offrir 2 bières et un demi-poulet ! Il s’en va ensuite, comme si de rien n’était, quelle douce surprise.

Je reçois dans le même temps un SMS pour un hébergement le soir même, chez Nils (super pour l’appareil photo !), parfait ! Pour couronner le tout, un enfant tombe devant nous en vélo et déchire son sac plastique rempli de Kinder. Nous lui donnons un nouveau sac et pour nous remercier, il nous offre un Kinder chacun… Bienvenue en Bavière ! Regonflés à bloc, nous repartons et passons par Dachau avant de rentrer dans Munich, à la nuit tombée. Nous arrivons chez Nils à 20h et passons une excellente soirée à discuter voyage et autres réjouissances.

Douce Oktoberfest

Le lendemain est consacré à un peu de tourisme, notamment le Deutsches Museum, immense musée sur 7 étages. Nous déplorons simplement que tout ne soit pas traduit en anglais, limitant quelque peu notre compréhension… Nous nous baladons un peu dans Munich et nous rendons en début de soirée sur le lieu de la fête de la bière qui est en fait une kermesse géante. Nous nous rendons dans la partie plus traditionnelle et apprécions l’ambiance, bien que le lieu ferme à 23h. Le reste de la soirée ne fera l’objet d’aucun compte-rendu.

Dimanche, nous sommes de repos (nécessaire). Nous passons une nuit de plus chez Nils, qui est décidément un excellent hôte, et repartons le lendemain en début d’après-midi, après que j’ai fait changer mes rayons, en direction de Salzbourg, en vue de franchir les Alpes pour arriver en Slovénie. Le soleil est bien présent et nous sommes radieux en sortant de la ville. Après avoir roulé un moment, nous apercevons pour la première fois au loin les montagnes qui se dessinent. Cette vue a un effet immédiat sur notre moral et nous sommes comme deux enfants devant un sapin de Noël ! Nous nous arrêtons pour prendre de nombreuses photos.

Nuit au bord du lac

Après ce doux moment, nous repartons en direction de Simsee, un petit lac près de Rosenheim à côté duquel nous avons prévu de passer la nuit. Nous arrivons après le coucher du soleil et avons du mal à trouver un endroit sympathique où planter la tente. Nous nous décidons à nous installer dans les branchages pour que la tente ne soit pas trop visible du parc bordant le lac et passons une nuit médiocre, Clément étant visiblement dérangé par mes ronflements (omniprésents depuis le début du séjour selon ses dires) et ne se gênant pas pour me le faire remarquer en me réveillant régulièrement par des tapes amicales au niveau du visage.

Malgré tout, nous sommes de bonne humeur au petit matin et nous prenons notre temps pour partir, nous payant même le luxe d’une baignade avec vue sur les Alpes. Nous traînons (nous sommes tout de même en vacances), en profitant pour faire une lessive, et prenons finalement la route aux alentours de 11h. Les premiers kilomètres se déroulent normalement, jusqu’à ce que… Ah tiens, je viens de casser un rayon. Bon, attendons la prochaine pause. Ah tiens, j’en ai cassé un deuxième et le pneu touche carrément le cadre. Logique, les deux rayons cassés sont côte à côte, et du mauvais côté en plus ! Après un dévoilage de fortune (j’ai envie de dire qu’à force, j’en connais un rayon…), nous prenons la décision radicale de m’acheter une nouvelle roue à Salzbourg, le problème venant clairement de celle-ci.

Arrêt à Salzbourg

En dehors de ce problème handicapant, la journée se déroule de la même manière que la précédente, avec les Alpes en toile de fond. Nous nous payons en outre le luxe d’un excellent glanage sur notre chemin, récupérant notamment une trentaine de délicieuses barres chocolatées. Nous arrivons sur Salzbourg en début de soirée et sommes hébergés chez Dario, un hôte WarmShowers (comme CouchSurfing mais pour les cyclistes), qui habite dans une maison avec 4 autres personnes, glaneurs végétaliens. Nous passons la nuit sous les toits, contents de voir que l’orage s’abat une nuit où nous sommes abrités, dans une sorte de grenier emménagé.

Le lendemain, Dario nous accompagne pour trouver une nouvelle roue, nécessaire pour la suite du voyage. Nous laissons le vélo et visitons un peu la ville, notamment sa jolie forteresse sur les hauteurs. Après cette petite balade, nous retournons chercher le vélo, dont la roue arrière a définitivement l’air beaucoup plus solide, et retournons chez notre hôte. Une excellente soirée (et une nuit) plus tard, de nouveau rythmée par les conversations autour de nos voyages respectifs, passés et à venir, nous repartons après une chaleureuse accolade en direction du premier des trois cols que nous devons gravir pour traverser le massif alpin. Les rencontres sont décidément fortes en émotions et les liens se tissent très rapidement dans un tel contexte, joie du voyage au long cours. C’est donc les jambes bien reposées et le coeur léger que nous nous attaquons aux montagnes se dressant devant nous. Alpes, nous voilà !

Jp

J16 à J21 sur la carte…

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6 réflexions sur “3. De Aalen à Salzbourg, les Alpes attendent leur tour

  1. Salut les voyageurs,
    Bravo pour les 1000 premiers kil, vous devez être juste à point pour pouvoir profiter des couleurs d’automne dans les Alpes… Régalez vous!
    Sage décision que de changer de roue, les rayons quand ça commence à casser par deux, c’est que ça va pas s’arrêter de si tôt!

    Défis: Pédalez plus vite que la sirrose qui vous rattrape!
    Hell Yeah,
    Routix

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  2. Coucou , Clément,
    j’ai enfin, et avec un énorme retard, pu prendre le temps de suivre ton / votre périple. C’est génial ce que vous vous faites! Je constate que le timing était parfait: l’Oktoberfest est un « must » pour chaque étranger qui passe à Munich, ma ville allemande préférée ! Pas étonnant que vous taisiez le reste de la soirée!!!! Des « Bierleichen » (personnes dans un état de cadavre dû à la surconsommation de bière), il y en a à la pelle à la fin de la soirée !!!
    Continuez bien !!!!
    Bises
    Blanca

    J'aime

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