23. De la mécanique cérébrale aux portes du désert.

Tout commence avec un tour de pédalier. Une simple rotation de pignons, qui entraîne une chaîne de maillons autour de petits engrenages d’acier, pour nous faire avancer. Ce n’est pas si simple… A y songer c’est même plutôt complexe. Alors que ce geste de pédaler, lui, fait partie de nos réflexes. On pédale comme on respire, sans y penser. Pendant des heures, pendant des jours puis des mois… La bicyclette avance sans que l’on s’en rende compte. Car tel un prolongement de nos membres, le vélo fait parfois corps avec nous-même. Comme un organe supplémentaire, qui s’est greffé à notre anatomie. Nous sommes les Centaures des temps modernes ! A mesure que nos pieds appuient sur les pédales, comme deux pistons condamnés aux mêmes mouvements pour l’éternité, les engrenages de nos méninges se mettent également à tourner, jusqu’à en perdre le Nord. C’est le déroulement de cette action répétitive qui nous fait lâcher prise. Il ne manque plus qu’un soupçon de coeur et quelques bonnes vibrations pour que démarre la méditation.

Les pensées arrivent toujours aussi bien qu’avant, avec autant de folie et de chaos… Mais avec le temps, nous avons appris à laisser filer celles qui ne nous intéressent pas, pour en retenir certaines, voire en ranger d’autres dans un coin pour les ressortir à un moment plus opportun… En clair, on organise nos songes, et devenons petit à petit des rêveurs de profession, des rêveurs vagabonds.

J’ai d’ailleurs mis dans un coin de ma tête plusieurs souvenirs récents sur lesquels j’ai envie de rêvasser pendant quelques heures. Et je compte bien m’adonner à cette rêverie choisie pendant ma prochaine routine… C’est à propos de la Caspienne, ce lieu si étrange où les nuages de la mer viennent s’agglutiner contre les hautes montagnes qui la séparent du désert, créant un micro-climat très humide où les rizières côtoient une jungle verdoyante… Nous venons tout juste de franchir un col au milieu de ces montagnes, et nous voilà maintenant en plein désert. Tout est sec, grillé, mort. L’eau a disparu, et plus rien ne vit sans irrigation.

Mais pour une fois, ce n’est pas le moulinet du pédalier qui me fait perdre pied, car j’ai troqué mon vélo contre une chose un peu plus rudimentaire : une pioche. Me voilà les deux pieds sur terre, en train de bêcher le fond d’une tranchée. Je crois qu’il s’agit d’un caniveau d’irrigation, pour faire parvenir l’eau de la rivière jusque dans le verger du vieux Ali.

Mon esprit vagabonde du côté de nos ancêtres… de nos lointains aïeux.  Car nous ne sommes plus très loin des terres du croissant fertile, entre le Tigre et l’Euphrate, là où l’Homme découvrait l’agriculture il y a une dizaine de milliers d’années… C’est ici, au pied de cette montagne de sable sur laquelle culmine une petite barrière rocheuse, que se trouve le hameau où je suis attelé à ma rude besogne. Le vieux Ali nous avait fait un signe de la main pour nous proposer de boire un thé. Parmi les ruines de ces maisons en terre, il a déplié un tapis sur le sol et nous a invités à y prendre place. Autour de nous, des bâtisses faites uniquement de terre crue pour les plus vieilles, et de terre cuite mêlée à du torchis pour les plus récentes, dessinent les ruelles de ce village oublié. Hormis Ali et ses deux compagnons qui sont là pour travailler la terre, il n’y a personne ici, plus une âme n’y vit.

Je pioche, je pioche, sans savoir ni pourquoi ni pour qui. C’est drôle de se retrouver ici, brutalement, juste en se laissant porter par le courant… En levant le nez je vois Flo arriver au loin. Il marche dans ma direction avec un petit air malicieux, les mains dans les poches, sans pioche.

« – T’en as pas marre de creuser un truc que tu sais ni pour qui ni pour quoi il faut le faire ?
–  T’étais passé où, toi ?
A la rivière. Pendant que tu te baladais dans les ruines, Ali m’a montré la vaisselle à faire et m’a indiqué le ruisseau, là-bas, en contrebas du hameau.
Haha ! Il est sympa de nous faire participer, ce bon vieux Ali, ça change des gens de la côte chez qui on était toujours des invités rois…
Et toi, comment t’es tombé dans le caniveau?
Un peu comme toi, il m’a montré une pioche et m’a emmené visiter son petit bout de champ, là. On a creusé autour de chaque arbre et maintenant il faut que je ratisse le fond de cette rigole. Après il s’est barré… je n’ai pas bien compris son plan mais après tout, c’est un juste retour des choses, il nous a donné un peu de sa gamelle du midi, à nous de faire le travail qu’il avait prévu de réaliser le ventre plein!
… dans la terre qui a fait pousser ce que l’on a mangé. Parfait ! D’ailleurs si tu veux continuer à jouer à l’agriculture, je viens de le croiser : dans deux heures il va à Semnan en pickup et il pourra nous emmener.
Semnan, c’est la ville juste avant le désert ? Là où il faut qu’on se renseigne pour la traversée ?
Exact ! On ne pouvait pas rêver mieux.
Attends, attrape voir cette pelle-là, je vais te montrer comment rêver mieux, Héhé ! On a deux heures à tuer…»

Cette nouvelle tombe très bien, je vais pouvoir rêvasser à la Caspienne et aux dernières rencontres qu’on y a fait.

Il y a d’abord eu cette famille d’Isfahan, dans le Sud du pays, qui vient se prendre une semaine de pluie dans la tronche pour bien apprécier la nouvelle année 1394. On a prévu de se revoir chez eux dans deux trois semaines d’ailleurs… paraît qu’Isfahan est une jolie ville mais qu’il y fait trop beau, ça les déprime. Alors qu’ici, les embruns, le crachin quotidien… Haaa ! Ça c’est des bonnes vacances à la mer !
J’vous jure…

On a été hébergés par quelques jeunes aussi, dans différentes villes de la côte. C’est pas très compliqué, la majorité d’entre eux regrettent l’époque du Chah, où le peuple vivait plus librement, ils méprisent l’Islam, détestent le gouvernement et rêvent d’Occident… L’une de leurs grosses préoccupations est : comment quitter l’Iran ? Ils ont un long service militaire à tirer, peu de chance d’avoir un visa pour l’étranger et des familles souvent bien conservatrices qui voient la réussite de leurs enfants par le mariage et la soumission à Allah. On a comme ça des discussions d’extra-terrestres paumés dans l’espace inter-galactique :

« -Tu as une petite copine ?
– Ah non ! Tu sais, ici c’est interdit.
Tu as des copines tout court ? Je veux dire, des amies ?
Non… Pas vraiment, ce n’est pas autorisé en fait. Les femmes sont à leur père, puis à leur mari. Mais on ne peut pas se côtoyer s’il n’y a pas de mariage en vue… Sinon la police peut vraiment faire des ennuis, et puis ça ne se fait pas, c’est tout.
Mais une fois marié, c’est bon? Tu peux te balader avec ta femme sans problème, lui tenir la main, l’embrasser…
– Ah non ! C’est interdit ! On peut aller en prison pour ça… Tu es fou !
… que à la maison, du coup ?
Mmmmh… oui et non… tu sais, même marié, on vit souvent avec la belle famille et… ça ne se fait pas trop, tu vois… C’est comme ça ici.
Donc… Les câlins sont interdits, et l’amitié homme-femme aussi, c’est ça ?
Heu… Ouais, c’est ça.
Je craque. – Mais c’est complètement pourri !
Voilà, tu as tout compris !»

Je ne vous parle même pas du sexe, ou de la place de la femme dans la société. Ni du pouvoir de l’exécutif, de la crainte de la police, de l’alcool prohibé, du foulard et du voile… Non, juste de l’Amour. C’est interdit. Enfin sauf quand il concerne Dieu.

Ces gars-là sont en train de nous peindre doucement un tableau terrifiant du régime en place. À l’opposé des grands sourires et des mots doux que l’on nous lance à la volée depuis notre premier jour dans le pays : «I love you!», «Welcome to Iran!», les bonnes intentions sont clamées à profusion. Mais quand on entre dans les maisons, à l’abri des regards indiscrets… Les langues se délient et nous dévoilent (!) une triste réalité où le politique, le religieux et les traditions servent de geoliers. Amour est un mot creux qui rime avec crainte, secret, argent et péché… Il est bafoué par les dots faramineuses que les demoiselles sont susceptibles de réclamer à leur mari, par le droit de regard de la famille du garçon sur la virginité de la promise, par le véto paternel, par l’interdiction de nouer une amitié avec quelqu’un du sexe opposé, de se montrer en public même mariés, par l’autisme sensoriel provoqué par cette prison culturelle…

Khalil Gibran ironisait en ces mots : «Que T’as fait la femme, ô mon Dieu, pour subir ainsi Ta colère ? Quels péchés a-t-elle donc commis pour mériter qu’un tel châtiment la poursuive jusqu’à la fin des temps ? […] Tu l’as créée avec l’amour, pourquoi par l’amour la détruis-Tu ? […]» Avant de s’interroger sur la nature de ces hommes, assoiffés de pouvoir au point de manipuler la parole divine pour asservir le peuple. Quand tous ces textes, qu’ils soient Torah, Bible ou Coran, ne parlent que de pardon, de tolérance, d’égalité et surtout d’Amour. Comment peut-on forcer les citoyens à pratiquer une religion en détournant Son nom de toutes les qualités qu’Il nous a enseignées? Asservir la femme, contrôler son instruction, anéantir l’Amour… Quel genre de personne peut être assez folle pour asseoir son pouvoir sur un pays en s’autoproclamant messager de Dieu et utiliser Son image pour rassasier un besoin de cupidité et de puissance, si ce n’est un profond psychopathe ?

Dans ce pays, la religion est une obligation. En Son nom, on empêche le moindre non.

Il était grand temps de quitter la Caspienne… Trop de bruine, trop de grisaille, trop de gens agglutinés dans cette plaine coincée entre mer et montagne… Flo a failli faire un arrêt cardiaque quand il a revu son ombre après une semaine passée sur le littoral ! C’est vous dire ! C’était pour la pause spéciale 10 000km, un grand moment où le soleil nous a gratifiés d’un clin d’oeil chaleureux, et où du kebab est tombé du ciel ! Car il est une chose que la dictature n’a pas enlevée aux Iraniens, c’est la spontanéité de leur accueil et les valeurs de leur hospitalité.

On s’est donc dirigés vers le col qui sépare l’Iran humide de l’Iran désertique. Cette ascension de 2600m pendant laquelle la végétation disparaît petit à petit pour ne jamais revenir, et où les nuages se dissipent pour laisser place à un soleil de plomb que rien ne peut plus cacher. Je songe à cette longue montée et me dis que nous l’avions vraiment mal abordée…

C’est la première fois que l’on s’arrête pour cette raison: c’est vraiment trop dangereux. La route est beaucoup trop fréquentée et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Iraniens ne brillent pas par leur prudence au volant… On tentera du stop, en vain, avant de se résigner à avancer prudemment – se jeter dans le fossé au moindre coup de klaxon – pour s’arrêter dans le premier Croissant Rouge que l’on croise. Nous sommes toujours sous les nuages, la route est encore bien longue avant le col… Une bonne nuit de repos chez les incroyables bénévoles de la Croix Rouge Orientale nous fera le plus grand bien. Ils ont toujours un carré de tapis et un peu de thé pour dépanner… Quel pays surprenant !

Nos copains du Croissant Rouge au petit matin (allé Flo, on se réveille !)

Nos copains du Croissant Rouge au petit matin (allé Flo, on se réveille !)

Si je dis que nous avions mal abordé cette montée, c’est parce qu’il y a quelque chose de bien plus intéressant que ce gros trunk pour la franchir : le vieux train toujours en activité qui survole la vallée. Et survoler est un faible mot ! Le fond du vallon étant trop raide, le train prend de la hauteur en faisant des lacets sur les flancs de la montagne. Tantôt à notre niveau, on peut le voir repasser dans l’autre sens quelques minutes plus tard, et 50m plus haut… Il s’enfonce ensuite dans un long tunnel en spirale pour en sortir dans la direction inverse un étage au-dessus. Il serpente sur les pentes abruptes comme le ferait une route qui cherche à tout prix une solution pour passer un col… J’avais les yeux rivés sur cet enchevêtrement d’ouvrages tous plus impressionnants les uns que les autres, et m’amusais à compter combien de fois je pouvais voir passer le même train. Trois fois sur ce flan-ci, puis une fois sur le grand pont suspendu entre ces deux falaises effilées, puis encore deux fois… ah non, trois fois ! sur le flan vertigineux d’en face… C’est un réel exploit d’avoir bâti une voie ferrée à cet endroit-là ! Quand on sait que le chemin de fer n’est pas vraiment le point fort des Iraniens, je me demande bien comment la décision de construire une ligne dans un lieu aussi inhospitalier a pu se concrétiser.

Je regardais la locomotive tirer avec force et lenteur ses wagons de passagers, me faisant oublier la longue montée dans laquelle j’étais moi-même en train de peiner. Flo était loin devant, à l’image de la locomotive de tête, pendant que je jouais le rôle de wagon-balai, bien à l’arrière (pour être sûr de n’oublier personne). C’est alors que j’aperçus dans mon rétro le rédempteur de toutes mes peines arriver au galop. Le camion parfait. Suffisamment petit pour s’y accrocher sans risque, suffisamment lent pour pouvoir l’attraper mais tout de même trois à quatre fois plus rapide que moi… Un petit signe au chauffeur, il me double lentement. Je sprinte pour me tenir à son niveau, si je lâche maintenant je suis cramé pour un moment… Je tends la main, saisis un cordage et… Yeeehaa !! C’est parti pour la chevauchée extraordinaire !

Hé le gros poney !

Hé le gros poney !

Je me tenais à l’arrière-droit de ce camion de quelques centaines de chevaux, tracté à la vitesse effarante de… 20km/h – Eh ! Vous vous attendiez à quoi ? C’était déjà mieux que le petit 5 qui était affiché sur mon compteur depuis 2h – quand j’aperçus Flo  en train de prendre des photos de train sur le bas-côté – feignant ! – et moi de le doubler l’air goguenard. Héhé, on allait bien voir qui arriverait le premier en haut cette fois-ci !

J’ai ensuite pris le temps de me familiariser avec mon nouveau canasson, je trouvais quelques positions différentes pour pouvoir me soulager les bras et les jambes (qui poussaient sur les pédales d’une manière inhabituelle pour contrer le déséquilibre occasionné). Le chauffeur m’a lancé un signe approbateur dans le rétro, la montée serait encore longue, on allait faire un bout de route ensemble mon gars ! Quand soudain, un autre destrier similaire au mien nous doubla en klaxonnant. Les chauffeurs se saluèrent, et… les cyclistes, bouches bées, aussi !

Flo est en effet accroché exactement comme moi à ce camion qui est en train de nous doubler ! Il va encore finir premier en haut le bougre ! Haha ! Et c’est peu dire… Son poney étant plus léger il a une vitesse de plus que le mien, le tractant à près de 30km/h jusqu’au sommet. Verni comme pas deux, son cavalier lui offrira même une petite pause au milieu de l’ascension, pour que monsieur se repose les bras – quand je disais feignant !

Ainsi s’est achevé la conquête de ce sacré col des monts d’Alborz… Comme un voleur de kilomètres, comme un imposteur sur le trône, comme une cellule photovoltaïque sous le soleil caspien , comme une Gay Pride en Iran, comme de l’air pur à Téhéran, comme un ayatollah en boîte de nuit, comme une course de Zamyad sur l’autoroute… ou comme un Polonais dans le bus des Fatals Picards… Et on en a vraiment pas honte !

Je sors doucement de ma torpeur en entendant le moteur du pick-up du vieil Ali se rapprocher de nous. «C’est l’heure du thé camarade !» Fort bien… Ça fait deux heures qu’on pioche sec, un petit rafraîchissement ne nous fera pas de mal. Ali allume un petit feu avec quelques brindilles qui traînent, et y dépose en son centre une vieille bouteille calcinée pour en faire bouillir l’eau. Ici, nous a-t-on dit, la meilleure chose à faire pour s’hydrater, c’est de boire brûlant. Déjà ça stérilise la flotte qui croupit dans les bidons, et ensuite ça nous réchauffe le corps.

On en a bien besoin, tiens ! Il fait juste 40 degrés à l’ombre, mon bon !

Eh oui. Se réchauffer le gosier c’est réduire la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur de son corps, nous explique-t-il. Et plus la différence est faible, moins on transpire. Et bien sûr, moins on transpire, moins on perd d’eau ! Rien ne se perd dans le désert. Conseil qui devrait s’avérer utile pour la suite…

Nous embarquons ensuite les vélos à l’arrière de son Zamyad, les increvables pick-up made in Iran. Avec ces quelques 840 000 bornes au compteur, celui-ci n’est qu’à l’aube de sa vie ! «Avec les Zamyad tu n’te soucies ni du nombre de tonnes que t’y as chargé, ni de la pente à grimper… !» Nous dit Ali tout fier de sa machine, avant de démarrer notre 2eme tour de véhicule de la journée, et ainsi nous amener à la ville où nous avions prévu de faire étape.

Enfin je ne vous dis pas tout… Car c’est en fait le troisième moyen de locomotion motorisé que l’on prend de la journée. Si l’on doit compter la camionnette de soda qui a insisté pour nous embarquer sur quelques kilomètres, jaloux des deux camionneurs qui nous avaient tirés dans le col. Parfois l’hospitalité Iranienne est un peu… déconcertante ! Et notre volonté face à un coup de pouce tombé du ciel, bien faible… Haha !

Nous traversons ainsi quelques paysages à couper le souffle. Les montagnes qui nous entourent n’ont plus rien à voir avec ce que nous connaissons. Elle dévoilent leurs strates géologiques aux contours et aux couleurs dignes des ondulations sur une feuille blanche d’un pinceau laissé aux mains d’un enfant et gorgé de peinture ocre. Sublime…

La suite des événements n’est pas très difficile à imaginer… Ali ne nous emmènera pas à Semnan, mais quelques kilomètre plus avant, dans son village. Il nous montrera sa maison, ainsi que l’endroit où nous dormirons, et nous dira d’un air assuré : faites comme chez vous, je vais préparer le repas. Mashallah ! Comme on dit par ici. Un grand homme, cet Ali !

Le repas typique iranien est composé d’une grosse (voir très grosse) base de riz et de pain plat, type faritas mais avec de la farine de blé. Les accompagnements sont souvent à base de poulet grillé et de mouton en sauce, agrémenté d’une soupe faite avec les plantes sauvages du coin. Ici nous avons eu droit en plus à quelques herbes fraîches de son jardin : ciboulette, pousse d’oignon et de radis, roquette, menthe, oseille, … Un vrai régal. On boit du lait fermenté légèrement aigre mixé avec du concombre, c’est frais et… rafraîchissant. Et le tout est bien sûr servi sur les tapis de la pièce principale, recouverts pour l’occasion d’une nappe en tissu. Nous mangeons donc accroupis, ou éventuellement vautrés dans des coussins… jusqu’à ce que mort s’ensuive. Un petit thé pour pousser, quelques dattes ou de bons chocolats, et il ne reste plus qu’à s’écrouler sur les matelas qui sont étendus chaque soir pour dormir au milieu de la pièce. Ouf ! Dur dur la routine !

Demain, on s’attaque au désert, ce ne sera pas la même affaire…

Clem

 

J208 à J209 sur la carte

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5 réflexions sur “23. De la mécanique cérébrale aux portes du désert.

  1. Ce sont les souvenirs de cet été qui refont surface… Merci!
    Tout ça me fait penser que j’ai quelques heures (ou plutôt quelques jours, voir même plusieurs semaines) de méditation de retard moi…

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