30. Incredible India

Incredible India, c’est le slogan que l’on voit partout depuis quelques jours. Dans l’ambassade indienne, dans des magasins de Mascate puis à l’aéroport, ou encore dans celui de Bombai… Une affiche présente différents paysages et  portraits de l’Inde. Incredible India, ça commence maintenant.

Qiétude sur la plage de Bombai...

Quiétude sur la plage de Bombai…


Bombai. Je suis posé dans un carrefour, c’est le tumulte devant moi, une marée de deux roues déferle sous mes yeux. À mes côtés, une douzaine de mobylettes dans les starting-blocs, prête à démarrer. Les moteurs grondent, les roues avancent par à-coups, on klaxonne de partout… ça ne va pas tarder à péter. Je jette un rapide coup d’oeil derrière moi, Flo est là, paré. Au-delà s’étend un océan de véhicules tous enchevêtrés les uns dans les autres, immobiles. Au-dessus de ma tête, une voie rapide, suspendue. «N’y mettez jamais les roues !» nous a-t-on prévenus. L’ouvrage suit la rue dans laquelle nous nous trouvons sur toute sa longueur. Une façon comme une autre de créer de nouvelles voies quand il n’y a plus de place. Place prise d’un côté par des buildings de verre assez récents mais déjà bien salis par les vapeurs de la ville, comme recouverts par des éclaboussures de boue. De l’autre côté, des cabanes de tôles et de bois dans lesquelles grouille une vie impressionnante. Des stands de babioles, de chiques et de paquets de chips se mêlent aux bouibouis à friture autour desquels s’affairent quelques hommes. Beignets en tout genre, ça sent les épices et l’huile jusqu’ici. Ça sent bon. Ils grignotent de petits accras ou une coupelle de dal accoudés à une vieille planche en bois. Derrière eux, un cordonnier de misère recoud quelques vieux godillots par terre, pendant que son voisin active un brasero à l’aide d’une roue de vélo. Il forge des serpettes.
Tout autour ce ne sont que des ateliers de bricole, on y fait de tout et de rien, surtout de rien. Il est parfois impossible de deviner ce qu’ils bidouillent, tellement c’est inconcevable chez nous. Le rapiéceur de sacs de riz, le potier à tasses de thé jetables et le raccomodeur de bidons… Au milieu de tout cela, passent en chassé-croisé des transporteurs en tout genre. Tous les moyens de locomotion sont bons : vélo à deux roues, trois roues, carriole poussée par l’homme ou tractée par un zébu, un âne ou un vieux cheval boiteux… ou encore ces fameux tuc-tuc, qui déplacent des montagnes de merde avec leur petit moteur de scooter. La version quatre roues ne va pas plus vite mais permet de transporter encore plus de truc, si tant est que ce soit possible. Des colonnes de chaises, des tonnes de fruits, des ronds métalliques pour le bâtiment, des mètres et des mètres de tuyaux… Tout ! Ce n’est pas compliqué, absolument tout.

Soudain tel un coup de fusil, les moteurs explosent. Ça redémarre ! Le feu est toujours rouge mais plus pour bien longtemps. De toute façon, nous sommes tous au milieu du carrefour maintenant. Les 100 000 moteurs se sont réveillés en même temps, les klaxons hurlent leurs notes désaccordées et jouent une symphonie  digne du tintamarre d’une classe maternelle qui aurait découvert une collection d’instruments bruyants.
On se fond dans la masse, on avance avec le flot. Il s’agit de garder le rythme et de tenir le coude à coude, car tant que nous irons à la même vitesse que les autres, tout se passera bien. Les choses ne vont pas trop vite finalement, ce n’est pas trop dangereux pour l’instant. Un coup d’oeil dans mon rétro… Merde… il ne me sert plus à grand chose de ce côté-là, le sens de circulation a changé ! Il est à l’anglaise, vestige du temps des colonies. Tiens, mon premier rond point en sens inverse. Ça fait bizarre… mais ce n’est pas pire. Impossible de se tromper de toute façon, je suis le flux. Pour un baptême de circulation inversée, ce n’est pas si mal finalement ! Il faut que je pense à changer mon rétro de côté, à gauche il ne sert plus à ri… Hop ! Hé là !! Pas si vite dit ! L’autre qui me double du mauvais côté, pendant qu’un rickshow m’arrive droit dessus en contre sens, à pleine vitesse, main enfoncée sur le klaxon en guise de justification. Pffiouu… c’était moins une. Je penserai à mes conneries de rétro plus tard. Pour le moment : concentration maximale.
Les yeux grands ouverts, tous les sens aux aguets, on file dans cette ville de l’apocalypse comme des voyageurs spacio-temporels le feraient en débarquant dans une ville anarchico-futuriste. On ne connaît pas les lois de cette étrange contrée, on n’est pas fringués comme les gars d’ici, on ne conduit pas la même bécane non plus… mais on se fond dans le paysage du mieux que l’on peut. Adaptation instantanée ou rien. Pas le droit à l’erreur, mon lapin.
«PWWWAAAAAAAAAAAHHH !!!!»
Une sirène de paquebot me décolle les tympans, une vraie baffe sonore ! Je suis abasourdi, perdu, titubant… Qu’est-ce qui peut faire un boucan pareil ici ? Je reprends conscience une demi-seconde plus tard, mes réflexes m’ont heureusement guidé sur ce que l’on peut appeler un bas-côté. Je manque d’écraser un gamin qui joue avec un bâton au bout duquel quatre petites roulettes simulent une voiturette. Il joue à l’adulte, y’a que la taille du jouet qui change !
A ma droite, c’est bien un paquebot qui est en train de doubler. Un monstre d’acier, aussi carré que cabossé, passe sans ralentir en écrasant tout sur son passage. Le klaxon qui te retourne le crâne est là pour clamer une chose, une seule : «Pousse-toi, j’arrive !!!»
C’est d’un bus dont je veux parler, un bus de la mort qui emmène les pécheurs directement en enfer sans passer par la case Saint Père. Un bus conduit par un aliéné aux ailes cramées, rendu sourd par sa connerie et aveugle par le sang de ses victimes qui sèche sur ses paupières (c’est une image).
La concentration, je disais. La con-cen-tra-tion ! Pas simple aussi quand on vient de se faire une nuit blanche… Il est à peine 7h du matin, nous n’avons pas dormi de la nuit avec cette histoire d’avion, l’embarquement à minuit, les vélos à recharger, les frippes à ranger… On est crevés en fait, tout simplement ! Vivement que l’on arrive chez notre Warmshower, une bonne journée de repos ne nous fera que du bien. Déjà une plombe que nous bataillons dans ce trafic à peine matinal, même pas surbondé, et l’on est déjà HS.

Heureusement la piaule s’avère super facile à dénicher. Deux, trois questions à des passants et c’est trouvé ! Une chance d’ailleurs, car on s’était mal compris et il ne nous attendait que la semaine suivante… À une demi-heure près, il partait au boulot et on pouvait se carrer notre journée de repos.
Ankit, il s’appelle. Un jeune de notre âge issu des grosses villes indiennes. Delhi dans sa jeunesse, Bombai maintenant… Il a toujours vécu dans ces jungles urbaines. Il parle parfaitement anglais et va nous donner pas mal de conseils. Et puis devinez quoi, ce gars s’en revient à peine d’une virée à bicyclette dans notre bonne vieille Europe !
«J’ai démarré à Rome et pris la direction de la Slovénie, nous dit-il en se lavant les dents. Venise, Ljubljana etc. C’était génial !»
Tu m’étonnes. Je lui demande s’il a aimé Ljubljana, il me répond qu’il n’a pas pu y passer trop de temps car la seule Warmshower crédible de la ville venait de partir en vacances. Pas de bol. Comment elle s’appelait ? Tina ? Tu déconnes, j’espère… J’ai passé une semaine chez elle avec mon pote JP, et je papote encore avec sa soeur Tihe !
Merde, on est à Bombai quoi… C’est dingue !
Ankit file aussi sec et nous laisse pioncer dans son appartement. On le voit partir sur son Scott avec sa veste de costard dans un sac à dos. Courageux d’aller bosser tous les matins à vélo. On passera une bonne partie de la journée chez lui, à se reposer et à se faire à l’atmosphère de la cité. Car à Bombai, il y a assez peu de différence entre l’intérieur et l’extérieur, en fait… Déjà il n’y a pas forcement de carreaux aux fenêtres, juste quelques barreaux. Et l’entrée reste, elle aussi, grande ouverte pour faire des courants d’air. Une double porte version cellule de prison assure la sécurité des toliers. Bref, le bruit de la rue n’est pas vraiment atténué, alors on profite du spectacle des chassés-croisés en se buvant un bon petit thé.
Flo s’écroule sur son matelas, le regard hypnotisé par les pales du vieux ventilo qui tourne à faible allure au-dessus de sa tête. On n’est pas beaux à voir. Dégoulinants de transpiration, sales de pollution, le teint blême de ceux qui attaquent une deuxième journée en une… On se croirait dans la scène d’intro d’Apocalypse Now, quand le jeune capitaine Willard délire dans sa piaule de Saïgon. On va tous y rester.
Pendant ce temps, je me cale sur le rebord d’une fenêtre et mate ce qui se passe dans la ruelle. Un type tient un stand de chaï juste en face, il remue une grande casserole de lait dans laquelle il verse par moment des épices ou du thé noir. S’il s’est posé là, ce gars, c’est parce qu’il peut s’adosser à un figuier des banians. Ces arbres ont des racines aériennes qui descendent des branches pour reformer des troncs une fois le sol atteint. Une tôle ondulée fixée à l’arbre sert de toit. Un tabouret, une table, c’est tout.

A côté, dans une petite échoppe en dur, on vend de la visserie en tous genres dans des boîtes de biscuits, dans une autre des cartes Sim, des jus de canne à sucre fraîchement pressée, … et les clients se bousculent partout. Il y a un monde fou dans cette ruelle, je pourrais passer des heures à la regarder car tout diffère de ce que je connais.
En face, il y a encore un bouiboui à friture, plus loin quelques femmes en sari vendent des mangues et des légumes frais, pendant que des gosses en slip font de la récup dans les déchets du marché d’à côté. Moi qui ai fait un peu de glanage… je peux vous dire qu’il faut avoir le coeur bien accroché pour faire les poubelles en Inde. Il y a un chien mort, des corbeaux, des papiers de chique, des gobelets de chaï… Les poubelles n’existent pas ici, tout le monde jette ses détritus par terre, partout, tout le temps, … c’est infect. Ça pue la mort.
Et puis soudain les effluves qui sortent de la casserole de la baraque à thé viennent me chatouiller le nez. Délicieux! Mmmh… tellement nouveau, tellement surprenant, je vais aller m’en prendre un. 5 roupies, soit… attends voir… 7 centimes d’euros. Okay.
A peine dans la rue, je ne peux résister à l’appel de ces belles mangues qui me tendent les bras, et puis tiens, tant que j’y suis, un petit dal et quelques chapatis sur le bord du comptoir là-bas. Ah là là… quel bonheur ! C’est bon, c’est finement épicé, c’est fort… J’adore ! Même les mangues semblent poivrées, alors qu’elles ne sont que naturellement cueillies à maturité. Je m’en fous partout, ça dégouline, je n’ai jamais mangé un fruit aussi bon !
À côté de moi, un homme roupille par terre, entre une baraque de tôle et la rue, à même le sol. Quelques femmes squattent à l’indienne, accroupies sur les talons, demandant l’aumône. Des relents de merde me font tourner la tête… vite remplacés par le fumet de la nouvelle fournée de samosas qui vient d’être jetée dans l’huile.
Hé bien… Ça promet. Incredible India !

Le soir avec Ankit nous ferons le tour de quelques lieux tranquilles de la ville où il aime à passer ses soirées. De quoi s’extasier sur quelques découvertes culinaires supplémentaires, et se frotter aux joies de ces fameux tuc-tuc. Visite incontournable de Bombai by night, lancés à pleine vitesse dans les ruelles surbondées et grouillantes de vie… On s’accroche fermement à la barre de devant, ça sent l’accident à chaque coup de klaxon – c’est à dire tout le temps – on regretterait presque nos vélos ! La circulation est une anarchie. Sans foi ni loi, sans prio ni respect, sans considération de l’autre ni du danger, sans cerveau et avec beaucoup, beaucoup… de chance. Il va falloir s’y faire, quelques milliers de kilomètres nous attendent sur ces terres !
L’Inde. Nous avions entendu bien des choses à son sujet avant d’y poser les pieds. Pour certains, c’est le voyage ultime, celui qu’il faut faire en dernier, après avoir acquis de l’expérience et roulé sa bosse dans bien d’autres pays. Pour d’autres, c’est le pays du coup de foudre. Foudre qui frappe le coeur et qui rend amoureux, foudre qui transperce le corps de la tête aux pieds et qui tue. Il n’y aurait pas de milieu, c’est soit tout noir, soit tout blanc. On aime, on déteste. À toi de choisir mon petit gars, l’Inde s’ouvre à toi !
On verra bien. Pas de jugement trop hâtif, laissons venir les choses.

Nous prévoyons dans un premier temps de monter plein nord en direction de la zone frontalière avec le Pakistan. Pourquoi ? Parce que cette zone de l’Inde est désertique. Le désert du Thar, ils l’appellent. Et si c’est un désert, c’est parce que la région est épargnée par la mousson et qu’aucun grand fleuve himalayen n’y passe. Or, la mousson, elle est gentiment en train de nous arriver dessus. Quatre mois de météo ultra capricieuse où la puissance des averses n’a d’égale que nos plus gros orages d’été. Quand les vitres tremblent et que les arbres tombent! La mousson, c’est beaucoup, beaucoup d’eau d’un coup, pendant quelques dizaines de minutes, puis un calme relatif jusqu’à la prochaine saucée. Alors est-ce que c’est roulable à bicyclette, ça ? On n’en sait rien, nous ! Et puis il paraît que les routes peuvent vite être bloquées à cause d’inondation, etc…
Bref, on ne prend pas de risque, et on file dans le désert. Again ! Ça nous manquait à peine…
Ensuite, nous suivrons la route de Delhi où Flo prendra l’avion fin juillet pour la France. Me laissant tout seul et tout nu au milieu d’1.3 milliards d’Indiens tout excités. Ha ha ! On verra bien.
Seul, je prévois de me diriger encore plus au nord, sur les montagnes de l’Himalaya indien, le Ladhak, afin d’y passer l’été. Ensuite je reprendrai tranquillement ma direction fétiche de l’est pour longer les montagnes jusqu’au Népal, puis tenter ma chance à la frontière Birmane…  courant octobre. Pourquoi octobre ? Parce que c’est le début de la fin de la mousson là-bas, et que ce sera de nouveau roulable. Pourquoi « tenter » ? Parce que la Birmanie est un pays qui est seulement en train d’ouvrir ses frontières terrestres avec l’Inde. La zone est très militarisée et surveillée, avec des routes montagneuses en piteux état, ouvertes un jour sur deux selon le sens de circulation. En gros, un énorme point d’interrogation, Ha ha !
Cela veut aussi dire que j’ai de juillet à octobre pour profiter de l’Inde… Alors j’ai plutôt intérêt à aimer ça. Donc on met beaucoup de bonne volonté, et on ne se fait pas écraser, s’il vous plaît !

Les trois premiers jours de vélo nous font pas mal revenir sur nos mauvais préjugés. Nous qui attendions un réseau routier catastrophique, à peine praticable tant il serait parsemé de nids de poule et de troupeaux de vaches… Ça va. Ce n’est pas si horrible que cela. On roule facilement nos 100 km quotidiens, d’autant plus que l’Inde est en grande partie toute plate. On nous avait également prévenus qu’il est très difficile de planter la tente, car il y a trop de monde partout, tout le temps, et qu’ils viendront voir ce que vous faites par dizaines si vous n’êtes pas assez bien cachés… Chance de débutants ou réalité altérée, nous poserons notre premier bivouac très facilement et sans aucune visite importune (hormis celle des crabes d’eau douce, de lucioles volantes et de crapauds buffles). Et enfin pour finir : cette fameuse mousson ! Bon, alors il semblerait que les choses soient moins radicales que prévues, en fait les grosses pluies torrentielles ne sont pas si fréquentes que cela, il s’agit plutôt de pluies moyennes à fines qui durent d’un quart d’heure à quelques heures. Et puis la température ne baissant pas vraiment, il fait toujours autour de 30-35 degrés, nous pouvons donc continuer à rouler sans mal et ça a le mérite de laver nos shorts et T-shirts.
Le premier bémol, à peine audible, a été mis au bout du troisième jour. Plus dû à ma grande naïveté qu’à leur présumée incompétence pour réparer les bicyclettes : mon moyeu avant est tombé en rade. Celui avec la dynamo intégrée qui me permet d’alimenter un sympathique petit phare avant ainsi qu’un feu arrière bien pratique quand la nuit tombe…
Je pense qu’il ne nécessitait qu’un bon nettoyage des roulements avec regraissage, mais ce que je ne pensais pas, c’est que ce travail serait totalement hors de portée du petit mécano de bord de route à qui j’ai demandé bêtement: «Tu saurais faire ça, mon gars?». Il a mis de côté la roue qu’il était en train de rayonner et pris les choses en main comme un grand, a tout démonté avec un professionnalisme certain, a regraissé l’intérieur comme un chef, puis… a tout cassé en remontant. En fait de professionnalisme, il oeuvrait complètement à tâtons pour ne pas me montrer son embarras à manipuler une pièce qu’il ne connaissait pas et dont il soupçonnait encore moins la complexité… Au moment de remettre les choses dans le bon ordre, il n’avait plus aucune vision de l’ensemble qu’il avait démonté. Son travail devenait de plus en plus saccadé et il fut pris de tremblements… Jusqu’à ce qu’il me rende, une demi-heure plus tard, mon moyeu à moitié remonté, ne tournant plus du tout et avec plusieurs parties cassées en mode pièces détachées. Bravo les champions !

Grâce au sang froid d’un passant ayant assisté à la scène de destruction de mon moyeu, nous avons vite trouvé un autre mécano capable de le remettre en état de marche potable. Mais ce qui est cassé ne sera plus réparable… Je peux donc dire adieu à ma dynamo, et me diriger vers la prochaine grosse ville pour la changer complètement par un modèle standard.
Eh bien… On n’a qu’à dire, qu’à partir de maintenant, on ne roule plus après la nuit tombée ! Ce n’est peut-être pas plus mal d’ailleurs…

C’est là que survint la 4ème démystification du moment, celle de l’accueil spontané des Indiens. On nous avait prévenus… les invitations sur le pouce à l’iranienne c’est fini ! En Inde, on ne nous ouvrira pas la porte aussi facilement. Et bien, c’était sans compter sur ce bon vieux Firdosh, notre première rencontre de coeur du sous-continent!

Quand il a débarqué sur son scooter pour nous inviter chez lui, j’ai tout de suite remarqué un petit Zarathoustra sur son guidon… Tiens tiens, un Indien Zoroastrien ! C’est cocasse ça ! Et ce sera peut-être l’occasion d’en savoir plus car les Iraniens étant contraints à l’Islam, ils ne peuvent plus pratiquer officiellement leur ancienne religion… Donc tabou général sur le sujet, «On l’aime bien, mais on reste musulman» au cas où un flic écouterait aux portes ou qu’une personne de l’assemblée serait un indic… Hin hin, la paranoïa du régime iranien !
Mais donc, comment un groupe de Zoroastriens a bien pu atterrir au beau milieu de l’Inde, et prospérer au point de devenir la plus grosse communauté de Zarathoustra au monde ? C’est ce que nous apprendrons pendant les quelques jours que nous passerons à nous promener dans les jardins où poussent la mangue et le chikoo (fruit totalement inconnu au bataillon) que Firdosh entretient avec sa famille. Il habite seul au milieu de la jungle dans une grande bâtisse qu’il a conçue… Pas de doute, nous sommes avec quelqu’un qui a su sortir son épingle du jeu. Peut-être la présence de cette communauté religieuse, ils ont l’air de beaucoup de serrer les coudes. D’ailleurs, le géant Indien Tata serait aussi l’un des leurs… (Numéro 1 de l’automobile et de la télécommunication en Inde, entre autre.) Mmmh, ça sent plus la communauté du genre franc-maçonnerie que le simple culte du soleil, ça…
Qu’importe, Firdosh nous fait découvrir mille délices et autre belles choses de son pays, et dieu sait que nous en avons besoin vu ce qui nous attend le mois prochain…

Clem

J275 à J277 sur la carte

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