67. Bienvenue chez les Ch’Kiwis

Yes ! Un nouveau premier coup de pédale ! Bien en position sur la selle, à la recherche de l’équilibre sur un vélo bien chargé, je m’élance sur la route gelée. S’il y a une constante universelle dans mon voyage à bicyclette, c’est cette joie profonde de reprendre la route après une pause méritée. Les breaks me sont indispensables. Ne serait-ce que pour faire autre chose que pédaler. Arrêter de changer d’air, cultiver une petite routine pendant quelque temps, m’adonner à l’élaboration de nouveaux projets, ou tout simplement recharger mon envie de continuer (qui s’épuise un peu parfois). Et quand vient le moment de repartir, quand l’appel du large se fait à nouveau ressentir, ragaillardi, enivrant… alors les premiers coups de pédales résonnent en moi comme le tocsin dans la campagne. Une espèce d’euphorie monte dans mes veines, je me sens débordant d’énergie et, le sourire tiré jusqu’aux oreilles, je m’offre tout entier à l’aventure qui reprend.

Rien que pour vivre cette joie de la reprise – qui dure parfois plusieurs jours – ça vaut le coup de faire des pauses ! Et plus elle sont longues, plus les reprises sont bonnes. Je peux l’avouer… je suis complètement camé à cette liberté de nomade.

Beautiful New-Zealand

Ce jour-là, l’effet de la drogue est très fort. Après 10 jours chez les drôles d’Hare Krishna et un mois de vadrouille en montagne sans vélo, mon rush en avant est guidé par une bonne étoile. D’autant plus que c’est une reprise en solo après huit semaines passées avec Ludo. Se retrouver de nouveau face à soi-même, avide d’en découdre et paré à assumer chaque goutte de sueur sans pouvoir se reposer sur les autres membres d’un groupe… c’est quelque chose de sacrément excitant. Excitant, mais aussi mesuré, contrôlé, car il ne s’agit pas de se mettre en danger. Juste de se rapprocher au plus près de ses besoins biologiques et de ses désirs. Chercher l’harmonie dans le méli-mélo cérébral et le défoulement corporel, puis surfer le plus longtemps possible sur la vague de plénitude juste créée.
J’ai l’impression de pédaler plus vite que je ne l’ai jamais fait. Les vergers couverts du givre matinal défilent de part et d’autre de la route. Les sommets enneigés changent de nom et d’allure à chaque fois que je relève la tête, et rien ne semble freiner mon avancée. Sauf peut-être un bel arbre fruitier qui croule sous le poids de ses pamplemousses ou de ses kakis… Il y a toujours quelques pépites à ramasser. Ou une mamie en treillis de chasse sur son quad qui, me voyant glaner quelques fruits, m’en apporte aussitôt un cageot entier ! Mes sacoches sont déjà pleines de carottes, betteraves et autres pommes du jardin de Krishna, mais il y a toujours de la place pour de bons fruits souriants.

Ça va être dur à trimballer sur les 200 kilomètres de piste montagneuse qui m’attendent mais comme j’ai de l’énergie à revendre et un défi de crudivorisme hivernal à relever, c’est toujours bon à prendre. Je ne trouverai aucun magasin sur cette route. Pas même un village. D’ailleurs la piste est officiellement fermée à la circulation en hiver  car les deux exploitations privées qui l’utilisent ne peuvent en assurer le déneigement et la sécurité. C’est difficile à imaginer pour nous, les Français, mais la Nouvelle-Zélande est tellement grande, si peu peuplée et si sauvage par endroit, qu’il arrive qu’un fermier possède une vallée entière. Et quand je dis vallée, ça ne choquera personne si elle fait 100 kilomètres de long et compte plusieurs cols et ramifications. On a souvent du mal à apercevoir une seule des 10’000 vaches qui s’y cachent tant les terres sont vastes. Les deux fermes, la Rainbow Station et la Molesworth Station occupent tout simplement un massif entier. Des milliers de bêtes y paissent et des bandes de cow-boys à cheval, flanqués de leurs chiens, déplacent les troupeaux d’un pâturage à l’autre.

Je ne suis donc pas censé y traîner mes sacoches, mais… ma bonne étoile me cligne que tout va bien se passer. Et de fait, le soir même de mon départ, l’homme à qui je demande s’il connaît un coin tranquille afin de poser une tente pour la nuit, s’avère être le comptable de la première ferme. Non seulement, il touchera un mot de ma discrète traversée sur deux roues à ses patrons, mais il m’offrira le gîte et le couvert alors que le gel blanchit déjà les champs. Il m’indiquera aussi quelques cabanes discrètes où je devrais trouver un abri sûr et du bois sec en cas de tempête de neige. Car l’hiver arrive, et il semble précoce cette année. Nous ne sommes qu’à la mi-mai et deux épisodes neigeux ont déjà posé 50 cm de poudreuse sur la piste que je compte emprunter. Ludo s’est trouvé par malchance sous la seconde. Espérons que ça se passera mieux pour moi ! Sinon je vais sucer des Mikos à la carotte…

Oh ! Un vélo pour Ludo ! Merci Père Noël !

Je pédale huit à neuf heures par jour. La piste déserte est plutôt bonne. Le paysage est d’une beauté à couper le souffle, si bien que je manque de finir plus d’une fois dans la rivière à pédaler le nez levé. La neige n’est pas loin, mais la route est suffisamment sèche pour me permettre une progression raisonnable. Je passe la première nuit dans une cabane de randonneur hors du temps, avec un bon feu de bois dans une ambiance de trappeur du Nouveau Monde. La définition même du luxe quand il gèle dehors. Et je squatte, pour la seconde, un atelier de tonte de moutons dans les alpages. De grosses balles de laine me font un joli matelas et un ruisseau, pas encore tout à fait gelé,  me sert de salle de bains. Heureusement, je vais pouvoir me réchauffer avec une bonne salade de betteraves !

Mon paysage quotidien de cow-boy cycliste

Hormis quelques 4×4 de bergers et une poignée de vaches au loin, je ne vois pas âme qui vive lors de la traversée de la seconde ferme. Des amis m’ayant raconté qu’ici on n’aime guère les rencontres pendant la fermeture hivernale, je me dis que ce n’est pas plus mal. Mais au moment de passer la barrière de sortie de ladite ferme, un puissant SUV klaxonnant dans le lointain m’arrive dessus à pleine vitesse. Il fait des appels de phares, tout juste visibles dans le nuage de poussière qui l’entoure. J’ai bien l’impression que c’est pour moi… Je ne referme pas la lourde barrière que je viens d’ouvrir, me disant que cette petite politesse limitera peut-être une engueulade. C’est tout juste ce que le conducteur voulait. Ou devrais-je dire la conductrice, robuste fermière 2.0 qui mène sa jeune fille à la danse, à 100 km de là. Elle me remercie au passage mais, remarquant mon vélo appuyé contre un piquet de pâture, elle réalise que je viens de traverser son domaine. Aie… Je vais avoir droit à des remontrances !

Mais après quelques questions sur mes conditions de voyage, elle se lance dans une interminable tirade pour m’expliquer comment trouver la maison de ses tondeurs de moutons dans l’imbroglio de pistes à vaches du secteur, à qui demander les clés et où se trouve la cache à Nutella ! Si je comprends bien, je vais encore passer une nuit douillette bien au chaud, moi… Après une grosse journée de plus de 100 bornes, je suis crevé. C’est à encore 25 kilomètres de piste et la nuit est déjà presque tombée, mais la perspective d’une chasse au trésor avec un coffre plein de chocolats a raison de moi. On ne se refait pas. C’est fou les ressources que le corps humain peut cacher au fond de lui, pour mieux les réveiller dans des cas d’urgence comme celui-là ! Il faut dire qu’après 4 jours à sucer des glaçons de pommes et de carottes en roulant comme un damné, je n’en mène pas large, soyons franc.

Ce mois de vélo qui va progressivement me mener jusqu’à Auckland, la plus grande ville du pays, se déroule dans un seul et même élan. Il semble que la vague d’énergie produite par mon redémarrage en solo se soit transformée en tsunami.
Je rencontre pleins d’adorables Kiwis qui m’accueillent pour une nuit, et me fais de superbes bivouacs dans le froid sec de l’hiver Néo-Zed. Juste avant de quitter l’Île du Sud, je retrouve une dernière fois ma famille d’adoption locale, et récupère les affaires que j’avais peu à peu éparpillées aux quatre coins de l’île. Je rentre à nouveau en possession de tous mes biens, soit 55 kilos de matériel, qui seront portés par deux roues et propulsés par les deux mêmes jambes qui ont fait les 50’000 derniers kilomètres.

Je n’ai hélas plus beaucoup de temps pour aller m’égarer dans l’île du Nord, alors je fais la traversée presque au plus direct, sans oublier toutefois d’aller traîner près des volcans du Mordor. Mais contrairement à ce que l’histoire raconte, ils sont couverts d’une belle neige blanche à ce moment-là. C’est à ski qu’il faudrait les explorer ! Une nuit en bivouac, sous l’œil de ces géants, par 5 degrés au-dessous de zéro, me suffira largement. Il y a un temps pour chaque chose, et celui de l’ascension n’est pas venu. Tout habillé dans mon duvet, fouetté de temps en temps par les rafales de neige qui pénètrent sous mon abri de fortune… je vis la nuit la plus critique depuis le début de mon voyage. Les soirées sont maintenant interminables et les journées trop courtes pour me permettre la moindre pause. Tant mieux, je reste au chaud dans mon sac de couchage le plus longtemps possible, puis je pédale d’une traite une fois le jour venu, sans presque jamais m’arrêter. L’hiver… j’avais un peu oublié ce que c’était, moi !

L’hospitalité des kiwis n’entre pas en hibernation pour autant, bien au contraire. Au plus il fait froid, au plus les portes s’ouvrent en grand sur mon passage ! Je passe ainsi une nuit dans la maison d’un couple d’exploitants de vaches laitières, avec option visite guidée de l’installation. Ils sont trop forts… j’ai à peine frappé à leur porte pour demander à poser ma tente dans un coin, que la grosse dame en peignoir rose qui vient de l’ouvrir, m’attire à l’intérieur pour me montrer ma chambre. Et elle ne s’arrête pas là ! Elle me fait aussitôt visiter salle de bains et salon, comme si j’étais venu acheter la maison. Puis comment fonctionne la machine à laver, et où trouver les steaks dans le congélateur. D’ailleurs à ce propos, si je pouvais lui filer un coup de main ? Ils ont envoyé une de leur vache malade chez le véto et elle vient de revenir. Mais en pièces détachées, via l’abattoir ! Il faut faire rentrer 150 kilos de bidoche dans le congel’, de quoi tenir l’hiver à deux. Je précise que je n’ai pas encore dit qui je suis ni d’où je viens, mais ça n’a pas l’air de perturber la dame au peignoir, qui balaie du pied une douzaine de paires de talons hauts (en peau de léopard, oreilles de lapin, zèbre à paillettes et j’en passe) pour me faire de la place avant de filer à la cuisine bricoler un petit quelque chose à manger. Vu la taille de la pièce de viande qu’elle a mise à décongeler, mon essai de crudivorisme vit ses dernières heures…
Après une nuit à jouer à la Playstation 4, le ventre bien trop plein pour dormir, c’est au tour de son homme de me faire faire le tour du propriétaire… et de son tourniquet à bovins géant. Je l’avais à peine croisé la veille, car lui aussi était en pleine partie. Mais en guise de joysticks, il maniait les manettes de sa pelleteuse pour creuser un lac artificiel. Il a joyeusement excavé jusqu’à minuit. Cependant tôt matin, il est déjà sur le pied de guerre, prêt à traire seul ses 150 bêtes. Il ne lui faut qu’une heure pour les vider toutes, me dit-il. Car elles entrent à la queue leu leu sur une immense plateforme tournante de bien 30 mètres de diamètre, et se font traire de concert par des trayeuses automatiques qui les libéreront avec douceur une fois l’aspiration mammo-rythmique finie. Les vaches connaissent la routine, certaines font plusieurs tours de manège pour le plaisir, mais dans l’ensemble tout passe crème dans cette mécanique bien beurrée.
Ensuite le lait est stocké dans des cuves inox et notre fermier peut s’occuper du repas de ses chers bovidés. Pour nourrir ses bêtes en hiver, quand l’herbe se fait rare, il a recours à deux types d’aliment. Des balles de foin enrubannées pour la fermentation comme tout le monde  en a vu dans les prés, et des plantations de chou kale. Alors, je connais bien la première dont l’odeur d’ensilage est très reconnaissable à proximité d’une ferme. Mais la seconde… ? Je ne comprends pas. Et pourtant, c’est tout simple. Le kale poussant très bien ici sans aide particulière, il en sème plein ses champs à la fin de l’été, et laisse ses vaches y pénétrer chaque jour un peu plus loin en hiver, leur assurant un bon repas gourmand.
‘– Le kale, me dit-il, est plus nutritif que l’herbe en cette saison, donc ça aide mes vaches à tenir le coup. Elles adorent ça.’
Je lui demande s’il met des engrais ou des pesticides dessus, mais il me répond que non, que ça pousse comme des mauvaises herbes…
‘– C’est juste un peu meilleur, c’est tout.’
Quand je pense au prix tout à fait extraordinaire de la botte de kale en magasin bio, je me dis que celle-ci doit être d’une autre variété, non consommable par l’homme. Mais je lui demande quand même, on ne sait jamais.
‘– Manger du kale ? Quelle idée… c’est pour les vaches cette chienlit ! Après, j’ai jamais goûté mais… pourquoi pas ?’
Hum… oui, j’avais oublié le contenu du frigo de monsieur et sa légère appétence pour la viande rouge. Lui parler d’avoir l’herbe de ses vaches dans son assiette en lieu et place d’un steak a de quoi le choquer. Mais pour moi, l’affaire est faite. J’avais déjà remarqué ces drôles de champs qui sentaient bon le chou depuis quelques jours, et maintenant que je sais ce que c’est…

C’est drôle, ces rencontres que l’on peut faire, et comment un petit rien peut modifier nos vies, parfois. En l’occurrence, ce jour-là fut le premier d’une longue série que je passai à mâchouiller des bâtons de kale gratos en pédalant dans la campagne ! C’est un super-aliment ce truc ! Et cette variété fait 1,50 mètres de haut ! Tellement juteuse… Un régal après une overdose de viande saignante. Kalé en chou, le mec !

Quelques jours plus tard, ce sont les exploitants d’un élevage de moutons qui m’accueillent chez eux. Et avec pas moins de générosité que leurs collègues producteurs de lait. À vrai dire, je ne pensais pas qu’une pièce de mouton pouvait être aussi bonne. D’habitude, ce n’est pas ma viande préférée mais là, elle est si grasse, si généreuse, si fondante… que j’accable mes hôtes d’éloges. Ces derniers ne réagissent guère à mon engouement, et engouffrent leurs côtelettes grillées d’un air presque ennuyé.
‘– Comme d’hab’ quoi’, me disent-ils.
Une fois n’est pas coutume, j’ai aussi l’honneur de faire la tournée des pâturages à la fraîche, avec le père de famille et ses chiens de troupeau. La complicité entre l’homme et ses six bergers pour diriger les quelques milliers de moutons de l’exploitation est juste impressionnante. Vous verriez le maître, du sommet de sa colline, donner ses ordres au sifflet à plusieurs de ses chiens en même temps, de sorte à diriger le troupeau exactement où il veut le voir arriver… C’est à couper le souffle. Ils obéissent à 7 ordres différents : stop, couché, action, droite, gauche, marche et court, tous identifiés par une série de sons particulière. Danse de boules de laine et orchestre de bêlements sous la direction des borders collies qui encerclent les moutons, les mènent du bout du museau exactement là où il faut, en allant jusqu’à sauter sur le dos des bêtes récalcitrantes pour les faire rentrer dans le rang. En 5 minutes, ce sont 700 bêtes qui sont séparées de 500 autres pour être menées dans deux champs de betterave à sucre distincts, dans le calme et sans accroc. Eh oui, la betterave fait office de kale pour les moutons en hiver. Les plantations sont simplement laissées à elles-mêmes, et les bêtes viennent déterrer les racines selon leurs besoins. Mais pour le coup, je ne viendrai pas les concurrencer car la betterave à sucre, pour l’avoir déjà goûtée un jour par curiosité, ce n’est vraiment pas bon… Ça se mange, oui, en temps de guerre. Ou de famine. Mais pour aller de bon cœur s’en tailler un morceau, il faut être sacrément motivé. Après, avec un extracteur de jus, on peut sûrement obtenir quelque chose de décent. Faire de l’alcool… mais peut-être aussi des bases pour des jus de légumes ou je ne sais quoi. C’est aussi sucré que la canne à sucre, mais avec un fort goût de radis par-dessus. Très fort, le radis ! Mais bref, trêve de parenthèses, revenons à nos moutons.

Le père m’explique chaque étape de l’élevage. Comment, année après année, les brebis doivent être engrossées. Les agneaux mâles vivront juste un an avant d’être envoyés à l’abattoir, tandis que les femelles seront gardées 7 à 8 ans, de quoi permettre à chacune de donner naissance à une douzaine de rejetons qui… etc… La laine doit être retirée pour le confort des bêtes, mais ne rapporte guère plus que ce que coûte le travail des tondeurs. C’est la viande qui compte. Vendue au poids de la carcasse à l’abattoir.

Nouvelle-Zélande – Le père devant son troupeau.

Ces rencontres avec des exploitants agricoles me font réfléchir sur l’éthique de ces métiers. 5’000 moutons en rotation, soit environ 175’000 bêtes dans la carrière de notre berger pour qu’il puisse faire vivre sa famille. C’est autant de vaccins et antibiotiques qui finissent dans les nappes sans compter les hectares de plantation en betterave qui auraient pu servir à l’alimentation humaine moins indirectement qu’en nourrissant des bêtes. Il en va de même pour les vaches. 250 têtes pour un couple quand on compte les veaux et les génisses, soit environ 6’000 vaches sur la durée d’activité de notre éleveur. Toutes ces bêtes n’existent-elles que pour faire vivre deux familles ? Souffrances animales, produits chimiques, investissement en matériel, méthane dégagé et énergie fossile consommée… juste pour que deux familles subsistent ? Non, une telle production permet de vendre des burgers bon marché, parfois gonflés à l’eau, et le lait coule à flots au petit-déjeuner.
Cela pose finalement la question de la finalité de nos métiers et de notre économie en général. Est-il vital de construire et de vendre des millions de voitures par an ? D’arroser le monde de smartphones ? De spéculer sur la maladie ou les ressources fossiles de la planète ? J’ose à peine évoquer le bétonnage de notre environnement dont j’ai étudié les techniques pendant 5 ans…

Engrosser et engraisser des animaux à la chaîne jusqu’à ce que leur poids les rende rentables n’est peut-être pas si mal comparé à d’autres modes d’exploitation ? Au moins ici, les bêtes ne sont pas gavées de soja OGM qui pousse sur les restes fumants de la forêt amazonienne. Mais a-t-on réellement besoin de toute cette viande ? Elle coûte tellement cher. À nous, mais à mère nature surtout.

Sur les hauteurs de Wellington

L’ultime rencontre que je ferai sur les terres des Kiwis avant de partir vers de nouveaux horizons apportera une perspective toute nouvelle à ce genre de propos. Des amis des bêtes pas comme les autres trouveront au bord de la route un drôle d’animal, trempé et apeuré. Ils lui offriront un nid pour le dorloter au même titre que leurs animaux de compagnie et de basse-cour. Sauf que l’animal en question, ce sera moi…

Attention ! Plongée au plus profond de la campagne Néo-Zed ! Il faudra s’accrocher au guidon et prier pour que Danny Boon n’entende jamais parler d’eux… Vous en saurez plus au prochain épisode.

À suivre…

Clem

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