11. Le monde perdu des Illyriens

Mes amis, l’aventure que je m’apprête à vous raconter n’est pas une histoire comme les autres. Je suis d’accord, les événements qui se sont déroulés dans ces montagnes pourraient avoir, au premier abord, une allure tout à fait anodine. Une banale vie d’aventurier du dimanche en quelque sorte: sortir des sentiers battus, découvrir des pistes de terre et de boue là où nous attendions une route passante et goudronnée, traverser un no man’s land dans des gorges mises à rude épreuve par Dame Nature, ou encore s’enfoncer dans des montagnes reculées jusqu’à perdre trace de tout chemin, de tout sentier…


Certes ces péripéties ne sont pas de tout repos, mais elles restent néanmoins rationnelles et tout à fait abordables aux jeunes cyclos que nous sommes. Dans la force de nos vertes années, bien échauffés par les quelque 4 000km qui nous séparent de la France… et poussés, tels des enfants qui apprennent à marcher, par une irrésistible envie de découvrir le monde. Mais ne vous y trompez pas, l’histoire qui nous est arrivée va, en réalité, bien plus loin que de vulgaires banalités de voyage. Je suis en mesure aujourd’hui, d’interpréter les signes qui se sont dévoilés à nous tout au long de cette traversée. Et avec le recul, je puis vous assurer (car nous avons survécu) du caractère mystique irrévocable de cette aventure.
Je vais tenter de vous raconter comment nous sommes sortis du monde réel – tout du moins du monde des Hommes – pour voyager non plus seulement dans le temps, mais aussi dans l’espace retrouvant ainsi les premières esquisses de notre genèse.

Resituons le début des événements: Dario et moi nous trouvons sur une charmante route d’Albanie, à la limite entre les hautes plaines de l’Est et les grandes montagnes de l’Ouest. Notre plan est de traverser ce massif afin de rejoindre la côte, et d’atteindre tranquillement la Grèce en longeant le littoral. Nous ne connaissons – comme d’habitude – rien de la route sur laquelle nous sommes si ce n’est que, d’après la carte de Dario, elle suit une rivière jusqu’à la mer. Nous allons donc traverser des montagnes sans jamais avoir à passer de col à franchir ! (déjà là, ça cloche… ) Et je tiens à préciser que le plan de Dario est une carte au 1:800 000. Pour vous représenter la chose, nous voyons sur le coin inférieur droit de sa carte une partie de la Grèce, et sur le coin supérieur gauche l’Autriche. C’est une carte de routier en somme.. Elle est énorme. On n’imagine pas un instant qu’elle mènerait des camions sur des pistes de terre… Non, jamais.

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Tout se passe pour le mieux, nous pédalons gaiement entre les nids de poules, heureux à l’idée de se laisser guider par la rivière sans jamais avoir à grimper sur les montagnes alentour. Il pleut, mais ce n’est pas très grave car le soleil est là. Il surplombe fièrement le massif vers lequel nous nous avançons, faisant fi des nuages qui nous arrosent. J’ai l’impression que l’astre veut nous montrer le chemin, comme pour nous attirer vers ces montagnes… Et bien sûr nous le suivons. Comme des papillons de nuit face à une lampe de jardin, nous sommes irrésistiblement attirés par la lumière…
Me vient alors une révélation.

Le soleil. Cette boule d’énergie qui illumine nos vies… N’aurait-elle pas quelque chose de divin ? Et bien oui, quoi… Tout le monde croit en quelque chose ici. Et on nous regarde avec de grands yeux quand on dit que nous ne croyons en rien… Ils ont raison ! Les Hommes sans religion sont une très faible minorité sur terre, alors pourquoi on ne croirait pas en quelque chose nous aussi ? Et franchement le soleil est un très bon candidat. Je ne sais pas si c’est la météo de ces derniers jours qui me fait dire ça, ou si c’est plus simplement la vulnérabilité du cyclo qui m’exacerbe du côté du ressenti mais… le soleil, c’est tout pour nous. Pourquoi doit-on arrêter de pédaler à 16h et mettre le réveil à 4h du matin en ce moment ? Pour rouler quand il fait jour. Parce que ça caille sans soleil et qu’on ne voit rien. Il suffit de quelques heures de pluie pour nous tremper et nous démoraliser, et quelques minutes de soleil pour nous remonter le moral et nous redonner du baume au cœur ! On cherche les rayons de soleil comme une abeille chercherait des fleurs à butiner. Mais sans fleurs, pas de pollen, sans pollen pas de miel et sans miel c‘est la survie de toute la ruche qui est menacée… Non il n’y a pas de doute, le soleil c‘est la vie. Le soleil, c’est la base.

Alors, comme des millions de païens l’ont fait autrefois, je déclare que mon nouveau Dieu sera le Soleil.
Rien de bien nouveau me direz-vous… Grecs, Romains, Scandinaves et bien d’autres polythéistes ont eu cette idée avant moi.
Oui mais cette fois-ci, je tiens quelque chose de sérieux. Car si le Soleil est la grande divinité, créatrice de la vie et de la mort sur Terre, alors le Loukoum en est sa chair ! Le Loukoum est un fragment de rayon de soleil… Mmmh, je sens que je vais faire des adeptes !

C’est donc guidé par notre nouvelle divinité que nous continuons à évoluer sur cette belle petite route, longeant la rivière qui serpente entre collines et marais. Nous évitons les gouttes de pluie comme les nids de poule, rien ne nous arrête. Les obstacles se font plus nombreux et s’agrandissent au fur et à mesure de notre avancée… Les poules sont remplacées par des autruches, mais nous évitons tous les pièges avec brio (nous ne voyons malheureusement aucun de ces oiseaux… ).
On se sustente dans un petit village, les habitants n’ont pas l’air surpris de nous voir ici, tout va bien. Quand on leur demande plus d’information pour la suite des événements par contre… ils semblent dubitatifs, froncent les sourcils, nous demandent de répéter… ça y est, ils ont tout compris : nous voulons traverser les montagnes! Leur réponse est unanime, il nous faut faire demi-tour sur 40km, remonter au-dessus du lac d’Orhid, et traverser le massif par la nationale. Un petit détour de 200km au bas mot. Charmant.
Oui mais qu’en est-il de la route qui est dessinée sur notre carte, là ? Hein ?
Elle est partie dans la rivière nous disent-ils. À cause de la pluie.
À la bonne heure ! Mais nous sommes en vélo, nous pouvons passer à côté de la route, leur dis-je.
Alors ils débattent, ils passent des coups de fil, ils s’engueulent… Bref, il y a de l’ambiance mais nous n’avançons pas beaucoup. Et on réalise  qu’ils n’en savent trop rien, finalement… Personne ne peut nous dire quel est véritablement le problème, et si nous pouvons passer ou pas. En voiture d’accord, c’est impossible. L’éboulement est trop important. Mais en vélo ? Et bien le mieux reste encore d’aller voir par soi-même, alors on se remet en selle, et on sort du village.

Au bout de quelques centaines de mètres, je commence à comprendre leur inquiétude. Ce hameau était en fait le dernier des montagnes à posséder une route goudronnée. À partir de maintenant nous sommes sur piste, et si le bitume n’est plus là, ce n’est nullement le cas des autruches, qui profitent de cette terre meuble et boueuse pour creuser des trous encore plus gros.
Mais ne vous inquiétez pas, le soleil est toujours là pour guider nos pas…
Les paysages changent  rapidement, les choses qui nous entourent sont  d’une grande beauté, au point que cela en devient perturbant. J’ai l’impression de ne plus vraiment être en Albanie… Et j’ai du mal à me l’expliquer. C’est aussi étrange qu’époustouflant.
Les montagnes semblent totalement vides, bien que quelques villages soient indiqués çà et là. J’ai du mal à imaginer la vie de gens loin de tout, sans école et probablement sans électricité…

Nous croiserons un pick-up au bout de quelques heures, l’homme au volant est Albanais mais il comprend l’italien. Il est fort surpris de nous voir ici, d’autant que nous avons fait toute cette route pour rien! Il nous dit qu’au-delà de l’éboulement, c’est l’état général des gorges qui pose problème. C’est pourquoi la piste est fermée dans sa partie la plus dangereuse.
Au début de la conversation,ça ne fait pas un pli : il est impossible de traverser. Trop dangereux, trop d’accidents… La pluie érode les gorges et les rend instables au point d’en interdire l’accès même aux équipes qui bossent à la sécurisation du site. Et la sécurité c‘est son domaine : c’est lui l’ingé responsable des travaux de réhabilitation.
Nous parlons alors le même langage… Je veux dire, celui du génie civil. Au bout de quelques minutes de tchatche et d’hypothèses, il finit par nous lâcher un peut-être Pour l’heure, nous devons continuer sur la piste et atteindre le dernier village qui précède les gorges pour y passer la nuit. Et puis, nous verrons demain… en fonction de la météo. S’il ne pleut pas d’ici là, nous pourrons peut-être tenter une traversée.
Quand nous reprenons la route, je sens l’excitation monter. Le fait de ne pas savoir si nous pourrons passer le lendemain… l’idée de devoir remonter la piste en sens inverse pour un détour d’au moins trois jours (car détail important : la rivière nous offre un profil de route descendant, facilitant considérablement notre avancée). Bref, on est en pleine ébullition, tous nos sens sont en éveil.
Le reste de la route est d’ailleurs en bien meilleur état. Des gars travaillent d’arrache-pied pour consolider la chaussée, nous croisons bon nombre d’ouvrages en béton et d’engins de TP. On se sent maintenant tout petits face à ces géants d’acier… !

Nous nous arrêtons pour parler avec les chefs de chantier (casque rouge !). On veut les avertir de notre présence et de nos intentions. Même s’ils nous disent tous au premier abord que c’est impossible, les conversations se terminent toujours par un peut-être. Et nous en apprenons chaque fois d’avantage sur l’incident des gorges, renforçant ainsi notre argumentaire pour les check-points suivants.
Nous ferons la même chose toute la soirée, dans l’un des cafés qui accueillent les ouvriers. Il nous faut en apprendre un maximum et faire parler de nous, car la météo n’est pas de notre côté – il pleut une bonne partie de la nuit. On parle anglais, italien, on nous passe des responsables au téléphone… On avance pas mal et personnellement je le sens bien. Mais évidemment le plus important n’est pas d’avoir l’autorisation de passer ou non. C’est l’évaluation du risque réel qui compte, et sur ce sujet-là, personne ne dit la même chose. Tout le monde y va de ses suppositions et on avance sur un terrain miné de superstitions! A force de bavarder je finis par tomber sur la personne clef : le chef alpiniste qui bosse avec ses gars à la purge de la falaise au-dessus des gorges. Un vieux cordiste italien qui connaît parfaitement son terrain. Une fois de plus nous parlons le même jargon, et il sourit de la psychose générale : les seules pierres qui peuvent encore tomber sont celles qu’ils font partir eux-même. Alors il nous suffit de passer quand ils ne bossent pas. Et comme le soleil est annoncé pour le lendemain, ils ont décidé de faire une inspection avec leur patron. Donc, pas de problème au niveau du risque d’éboulement.
Parfait, il nous faudra  un petit soupçon de chance et ce sera dans la poche!

Le lendemain matin, le soleil illumine la vallée. Nous sommes rassurés et prenons tout notre temps pour rassembler nos affaires et prendre un bon petit déjeuner. Il faut laisser les ouvriers entamer leur journée avant d’y aller. En fait, s’il y a autant de travaux partout, c’est parce qu’un gros projet de barrage est en train de démarrer, donc à partir de maintenant la piste est impeccable (hormis bien sûr la zone des gorges, qui s’étend sur environ 4km).
Le gros check-point avec barrière et gardien qui filtre les entrées dans la zone réglementée est malheureusement tenu par un vrai cerbère qui n’a pas entendu parler de nous et qui ne parle rien d’autre que l’albanais… Ça ne sert à rien d’insister, il ne fait qu’appliquer les consignes. Mais le Soleil est là, il brille au-dessus des gorges après avoir chassé les nuages de pluie au petit matin… Je sens que la solution n’est pas loin…
Un pick-up arrive alors que je suis encore en train de regarder le ciel – ce fut ma première prière. Un pick-up avec l’un des responsables de la sécurité que j’ai eus au téléphone la veille… Il s’appelle Luigi et  lève les barrières en nous lançant un clin d’œil. Merci Soleil! Merci Luigi! Le moral luit.

Nous entrons alors dans un monde de camions-tombereaux et de pelleteuses de carrière, où nous sommes avec nos vélos relayés au simple rang de souris des champs. On redouble de vigilance et donnons le mot de passe à tous les hommes affolés qui s’arrêtent pour nous demander ce que nous faisons là : Luigi !
La piste commence à nouveau à se dégrader, la boue reprend ses aises à mesure que nous approchons de la fameuse gorge… Et en quelques minutes ça y est, nous sommes à ses portes.
L’ultime check-point est tenu par l’un des chefs de chantier croisés la veille, un gars pas bien plus vieux que moi.
«Alors vous avez réussi à venir jusqu’ici!», me dit-il.
«Oui, c’est Luigi qui nous a ouvert…»
Il est surpris à l’énoncé du nom de son collègue… Il nous a laissés passer alors que lui ne l’aurait peut-être pas fait, mais la force de la hiérarchie ne lui permet plus de faire machine arrière. Il nous donne quelques instructions, marmonne un Que Dieu vous protège… et nous voilà partis.

La vue des gorges me prend aux tripes, elles sont magnifiques. Nous évoluons avec une impression de silence alors que le torrent gronde à nos côtés. Tous nos sens sont en éveil, il ne faut rien louper. Nous sommes dans un no man’s land, alors la moindre erreur pourrait poser problème.
Les portes de pierre nous ouvrent la voie d’un pays merveilleux, nous pénétrons dans La vallée interdite et par là-même, quittons le monde des Hommes. Je ne l’ai compris que plus tard bien sûr, mais quand j’y repense, c‘est évident… Ces grandes falaises sont la porte d’entrée d’ un univers que le Soleil souhaitait nous révéler. Un lieu où tous les paysages de la Terre sont mélangés. Dame Nature – la première femme sur Terre – a ravagé cet endroit pour mieux nous en dévoiler ses beautés, alors nous roulons les yeux écarquillés pour ne rien manquer… Bienvenue dans l’antique royaume des Illyriens.

Nous sortirons quelques heures plus tard de ce bourbier, et retrouverons pour quelque temps une route goudronnée. La partie écroulée n’était pas si méchante que ça finalement, nous sommes passés sans mal.
En regardant le paysage qui s’offre maintenant à moi, j’ai l’impression de me retrouver propulser quelque part au Canada… Les gorges me faisaient penser aux montagnes Afghanes et nos jeux dans les bunkers abandonnés à une histoire d’Indiana Jones…

À mesure que nous descendons dans la vallée, nous prenons conscience de la bizarrerie de ce nouveau monde. Car si le Soleil nous a concocté un petit univers hors du temps, résumé des plus beaux paysages de sa création, ce n’est pas vraiment le cas des acteurs qui jouent dans sa pièce de théâtre. Ils sont comme inachevés, ou tout du moins différents des Hommes que l’on connaît… Quand on les salue d’un signe de la main accompagné de l’habituel Mirdita! (le bonjour de là-bas), ils nous répondent en disant Hellow!, ou Vat-siour-naime! Ils se trompent de langue les mecs ! Haha ! Comme si on avait une tête d’Anglais, tu sais…

Le plus drôle, c’est cette dame qui s’est mise à danser au milieu de la route quand on lui a demandé notre chemin… On était en train d’hésiter sur la meilleure direction à prendre quand elle nous est apparue. Dario voulait continuer tout droit sur la route principale pour arriver facilement dans la prochaine ville, monnayant un bon détour ; alors que moi, j’aurais préféré emprunter la petite voie qui coupe tout droit dans les montagnes… Elle est aussi sur sa carte, mais dans un trait encore plus fin que celui utilisé pour représenter le passage des gorges. Donc potentiellement plus merdique… Mais assurément plus excitante !
Il n’avait pas l’air emballé par mon idée, mais à la vue de l’étrange danse que s’est mise à exécuter cette femme pour nous décrire la route, je l’ai senti soudain plus intéressé.
Elle sautait, faisait de grands gestes avec ses bras en gesticulant dans tous les sens… C’était puissant. Je ne sais pour quelle raison je me suis senti comme entraîné par le son de sa voix… et me suis mis à danser à mon tour ! Nous étions en plein milieu de la chaussée, à sourire et à rigoler de cette démonstration de la route qui nous attendait… Des montées, des descentes cabossées, des virages à n’en plus finir… De vraies Montagnes Russes !

À la fin de la danse, elle disparut comme par enchantement et Dario me regarda avec un grand sourire : «Je crois qu’elle m’a convaincu !»
Alors allons-y.
Je ne vous explique pas comment le premier kilomètre nous a calmés. C’était raide… Mais raide !!! Et caillouteux… Ho bordel! Je me revois avec mes parents quand on faisait du VTT sur des petits chemins de rando. On appelait ça des raidars, ou des coups-de-cul. Vous savez ce genre de montée où l’on ne peut s’arrêter sous peine de ne jamais redémarrer… Et bien la même, mais avec des vélos chargés.
«Dis donc, mon bon… Dario, … ne serait-ce pas… la plus dure piste,… qu‘on n’ait jamais faite ?»
«A qui… le dis-tu… mon ami !»
Évidemment on s’est engagés là-dedans sans faire le plein d’eau et de bouffe. Et comme nous sommes en altitude, on ne peut pas s’arrêter sans que notre transpiration nous gèle les os instantanément. Mais c’est sans compter sur l’éternel accueil des Albanais. À peine arrêtés, nous nous retrouvons avec un apéro et un feu bien chaud… Aah! Le feu! Que ça fait du bien de se tenir au chaud devant la cheminée. Si le Loukoum est la chair du Soleil, les flammes en sont l’énergie revigorante…
Mais trêve de bavardage, il y a un repas de roi qui nous attend… On ne peut rien refuser alors il va falloir assurer.

Le lendemain nous traverserons la Bolivie, nous croiserons des bus sur des routes de montagne Péruviennes, nous irons nous perdre avec des paysans d’Azerbaïdjan et des bergers du Liban… Un vrai tour du monde je vous dis, à en affoler nos boussoles !
Mise à part une petite pause pour changer mon pneu arrière qui a explosé, nous roulons toute la journée sans discontinuer. Quand nous nous arrêtons, c‘est parce que la nuit va tomber, et que nous avons perdu la trace du chemin… Mon compteur indique 18km.

Après une bonne heure de recherche à la frontale dans des directions différentes, Dario finit par retomber sur la bonne piste. En fait il devait bien y avoir une route à cet endroit-là, il y a quelques dizaines d’années, ou tout du moins un chemin pour les moutons. Mais maintenant qu’une rivière y a fait son lit ça ne ressemble plus à grand chose…
Peu importe, au moins nous avons trouvé. Nous pouvons dormir sur nos deux oreilles et laisser venir le givre nous caresser…

C’est de loin le pire chemin que j’ai emprunté avec mon vélo de voyage, j’ai du mal à le retenir dans la descente… Mais au bout d’une heure passée dans ce pierrier, nous débouchons enfin sur un sentier. C’est un lieu très reculé habité par une poignée d’hommes et de femmes qui cultivent des lopins de terres accrochés aux montagnes. Encore une fois d’une terrible beauté. Nous roulons une demi-journée avant de retrouver l’asphalte et revenir peu à peu à la réalité. Le paysage a encore bien changé, maintenant nous sommes entourés d’oliviers et nous voyons la Méditerranée… On va enfin pouvoir se reposer !

Clem

J70 à J73 sur la carte.

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6 réflexions sur “11. Le monde perdu des Illyriens

  1. Salut Clément!
    Quelle aventure! J’aurai eu le privilège de lire vos péripéties en primeur…. en attendant les textes de Dario… Bravo pour ces magnifiques photos, c’est déjà un tour du monde ;-))
    Je te souhaite un magnifique voyage, de belles rencontres et que le soleil soit avec toi!!
    Carmen (maman de Dario)

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  2. Et bien, nous voyons que l’aventure continue…les photos sont magnifiques et nous font voyager régulièrement
    Nous t’attendons sous le soleil de Guadeloupe, peut être un jour…
    Gene et Pierrot

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