18. Un nouveau continent

Embarquement imminent !

À la vue du paquebot qui nous embarque pour faire la traversée Rhodes-Marmaris, je comprends pourquoi il avait été annulé la semaine dernière… On y fait tenir au moins deux grosses voitures – bien sanglées – et une quinzaine de passagers. Ça change des ferries grecs qui défient la houle par tous les temps ! Moment mystique de changement de continent… Quel nouvel univers se cache derrière cette frontière marine ? Quelles nouvelles cultures vont se révéler ? La pression monte de plus en plus à la vue des terres asiatiques… Le suspense est intenable !!

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Non. Non, non, non… Ce n’est pas en 50km de traversée que la planète va changer mon petit gars. Ce n’est ni plus ni moins qu’un nouveau morceau de méditerranée qui se dévoile là. Les choses vont évoluer doucement, c’est le principe même du voyage long et lent. Dans tous les pays que j’ai traversés, il y a eu des gens pour me dire de faire attention au pays d’après. «- Ici nous sommes accueillants, tu n’auras jamais de problème… Mais après ! Houuuu… Après, fais attention à toi !» Mmmh… Oui d’accord. Et bien on verra une fois sur place, quel avis les gens auront de ton pays, mon ami. C’est un peu la course à qui sera le plus gentil ou le plus méchant. En fin de compte, on a tous un peu peur de ce que l’on ne connaît pas, voilà tout.

C’est un peu comme le gars qui me demande d’où je viens. «- De France ? Ah ouais, c’est bien. Bien bien bien. Ça fait combien de bornes ça ? 6000km ? Wouuuuu… Hé beh. Et tu vas où maintenant ?» Je lui montre la ville d’après ou, au plus audacieux, la montagne d’en face… «- QUOI !? Tu vas tout là-bas ?» en insistant bien sur chaque mot. «Ah non, mais ce n’est pas possible. T’es complètement malade ! C’est impossible de toute façon, tu n’y arriveras jamais. En vélo… Nan mais quelle idée… » Je pourrais lui avoir dit que j’ai fait 100 000 km pour venir ici que ça ne lui aurait fait ni chaud ni froid. Par contre vouloir s’attaquer à ce petit col qu’il connaît bien, ou vouloir aller dans la ville d’à côté… La représentation est immédiate, et la conclusion suit rapidement: c’est impossible !

Dur dur de se faire un avis sur la réelle faisabilité des choses du coup. Enfin bref, la Turquie est en vue, et on verra bien ce qu’elle me réserve. Pour le coup je me suis vraiment pris un coup de flip avant le départ de Rhodes. Il paraît qu’il y a des manifs anti-Français à Istanbul, l’affaire de Charlie est toute fraîche… On ne sait jamais comment les choses peuvent évoluer, mais bizarrement ce n’est pas ça qui m’inquiète. Non, c’est plutôt le fait que le plus grand informateur de tous les temps, notre ami du quotidien à qui l’on confie tout sauf des secrets – j’ai nommé Facebook – est depuis peu grebi de vignettes caricaturales du prophète. La moitié de mes contacts arborent ce genre de petits dessins, et c’est peut-être très drôle quand c’est Charlie qui les édite, mais quand c’est la centième fois que l’on voit la blague sur le net, c’est nettement moins rigolo… Surtout si elles ne servent plus à faire poiler, mais plutôt à mettre notre liberté d’expression sur un piedestal, quitte à en bafouer quelques autres au passage. Et bien on verra si les Turcs apprécient nos bonnes blagues, et s’ils sont adeptes du comique de répétition… Car dans le Top trois des questions que l’on me pose, il y a «- D’où tu viens ?,  – Quel est ton travail ? et – C’est quoi ton Facebook ?». Pas forcement dans cet ordre-là… Et ce n’est pas toujours évident de refuser , surtout au début.

Quel que soit l’âge, les réseaux sociaux prennent une place ÉNORME en Turquie. Il faudra que je fasse attention à ce qu’ils ne me jouent pas des tours… Un jour que je roule sur une voie rapide, un motard se met à mon niveau et dit en me pointant du doigt : «- Je veux t’aider» Waou ! Après quelques minutes d’échange sur la bande d’arrêt d’urgence, nous convenons d’un rendez-vous dans sa ville, à deux jours de vélo. Il veut me faire visiter son coin et m’héberger, c’est un passionné de vélo. Super !

Le soir même, alors que je vais m’endormir sur les tables d’un café de village que l’on a gracieusement mis à ma disposition – après avoir mangé avec le patron et bu une douzaine de çay (thé) – je jette un rapide coup d’oeil à mon téléphone. Internet est partout. Que vois-je ? L’homme à la moto, qui ne connais de moi que mon prénom lancé à la volée, me demande en ami sur Facebook… Diantre! Ce sera plus simple pour communiquer, mais quand même… Comment a-t-il pu me trouver ? Et bien il connaît quelqu’un qui a un pote qui a pris mon vélo en photo et patati, patata… Quoi !? À 500km d’intervalle, comme ça. Plus fort que les services secrets !

Il y a aussi l’histoire du maire du village qui nous invite à dormir dans son bureau, mais qui travaille encore un peu sur son ordinateur avant de nous laisser. En fait de travail, il rouille sur les réseaux sociaux, et je mettrais ma main à couper qu’il est en train de vérifier mon profil Facebook. J’ai eu le malheur de le donner à un bon petit gars intéressé par le voyage dans le café du bled… Passeport dans une main, profil sous les yeux, la technologie au profit de notre sé-cu-ri-té. Haha ! Enfin si jamais ça tourne mal, je n’aurai qu’à dire que je suis Suisse. Car après tout, je n’habite pas bien loin des verts vallons des Helvètes, et je viens d’en rencontrer deux beaux sur le bateau… (15 passagers j’ai dit… ) Gilles et Anaïs, un charmant petit couple de trentenaires qui se lance dans un drôle de projet : visiter un maximum d’hôpitaux à vélo. On se retrouvera en tout quatre fois en différents endroits de la Turquie, ils connaissent Dario… Le monde est minusculement fou !

Les premiers kilomètres en Turquie ne sont pas spécialement dépaysants, mais il y a une chose nouvelle qui bouscule totalement l’Européen, c’est le changement d’échelle. Ce pays est… immense ! Immense et plein de vide. Les villes sont énormes, en pleine expansion bétonnière, entre elles d’énormes 2 x 2 voies découpent les territoires… Et au milieu, la campagne porte les stigmates d’un exode rural ravageur. Ici, il n’y a rien d’anormal à faire d’une traite 200km de ce qu’on appellerait chez nous une autoroute. Deux jours à pédaler sur la bande d’arrêt d’urgence d’un gros trunk, parce qu’il n’y a rien d’autre. Ça paraît bête, mais c’est un changement qui a son importance dans le voyage à bicyclette, où l’on vit chaque kilomètre.

Disposant d’un peu de temps avant de me rendre à Antalya pour le festival de highline et le nouveau départ avec Flo, je me permets une petite virée vers la ville antique d’Efes et le site géologique de Pamukkale. Une bouclette d’un millier de bornes pour commencer à découvrir le pays et vivre pleinement mes derniers instants en solitaire. Le voyage à deux apportera un autre dynamisme, un autre rythme, de nouvelles expériences … tout sera différent.

La route d’Efes est l’occasion de découvrir l’hospitalité Turque. Ma méthode d’approche n’a rien de compliqué : je me laisse porter. Je pédale, pédale, jusqu’à ce que quelque chose se passe. Sans rien provoquer, sans rien demander… je roule. Et puis un bras se lève, un homme s’approche de moi, de la musique me fait sortir des sentiers battus… et c’est une nouvelle rencontre. C’est simple, en 15 jours, je ne plante la tente que deux fois, et ne sors le réchaud que pour une seule tambouille. C’est aussi l’occasion d’apprendre les rudiments de la langue et la gestuelle qui va avec – exceptionnel ça ! Les repères sociaux attribuant un sens à un geste ne sont pas du tout les mêmes qu’en Europe. Mais on ne s’en rend pas compte tout de suite… C’est délicieusement plaisant de s’enfoncer petit à petit dans une nouvelle culture. Un coup de tête vers le haut, ou un regard au ciel, veut dire «- Non». Pincer ses cinq doigts en les pointant en l’air veut dire que c’est bon ou que c’est génial. Mais essayez de dire non en hochant la tête de droite à gauche et on vous resservira quand même un çay… Alors que si vous dites «Tamam» (d’accord), ils arrêtent. Haha !

L’arrivée à Efes est un petit peu déconcertante. Le site antique est pris entre deux monuments de la civilisation moderne : un gros trunk et un aérodrome. La folie ! Mais une fois à l’intérieur on oublie vite les déboires actuels, et je me laisse aller à une fantastique plongée dans le monde des Antiques. Efes! Pour vous représenter la chose, vous n’avez qu’à imaginer Rome, tombée dans l’oubli au Xème siècle, et ensevelie sous 7m de terre. Une ville de plusieurs centaines de milliers d’habitants, incroyablement bien conservée.

Pour vous donner un ordre d’idée, un jour un chef barbare a mis la main sur la ville et a fait exécuter les minorités étrangères. Le massacre fit 80 000 morts en une nuit. Ah ! Vous avez dit «minorités» ?

Théâtres, gymnases, agoras, stades, rues de marbre blanc, port intérieur relié à la mer par des canaux, … C’est gigantesque. Et le clou du spectacle c’est qu’ici repose la 5eme merveille du monde… Héhé ! Le temple d’Apollon, ai-je lu. Mais en me promenant dans le site, je ne vois rien qui mentionne cet édifice… Par contre toutes les attentions sont tournées vers la fameuse Librairie de Celcius. J’ai dû me tromper, rien de grave. C’est elle la merveille du monde antique. Il n’y a qu’à voir sa façade principale sur deux étages : tellement impressionnante ! Tout est finement ouvragé, les modénatures sont splendides… Un vrai régal. Je la contemple une petite heure, assis sur des tronçons de colonne, et arrive même à prendre un cliché sans chinois devant ! Une chance. Chance que je n’ai pas eue dans le grand théâtre, malgré une patience de cycliste qui se fait des journées entières d’autoroute. Les Chinois ont fait le show sans discontinuer, et peut-être aussi le chow chow mais je ne comprends pas tout. Et bien qu’à cela ne tienne ! Admirons le spectacle.

Assis sur l’une des 25 000 places de l’arène, j’assiste au chassé-croisé enivrant des groupes d’Asiatiques qui débarquent sur la scène pour se prendre en photo, avant de courir après leur guide qui est déjà à Pamukkale… Si j’ai bien saisi les règles, ils ont 10 minutes-chrono pour faire le cliché le plus improbable ou le plus ridicule. Leurs accessoires avant de démarrer l’impro : le smartphone des Spartiates et la perche à selfy des armées d’Alexandre le Grand ! Le spectacle est terrifiant. Le public tremble, jubile, rit aux éclats, éclate en sanglot… Un pur moment de théâtre. Le prix du public a été décerné au type en bleu qui joue au golf avec sa perche à selfy ; et la meilleure interprétation féminine au groupe de mamies déchaînées qui ont su sortir du lot par la variété de leur grimaces. Félicitations à nos gagnants du jour !

Je vous avoue avoir du mal à replonger dans l’imaginaire antique après tout cela… Mais heureusement il y a les chats. Et la encore, je fais mon Chinois…

Après une bonne journée de visite, je ressors du site la cervelle en compote. Lessivé. Il y a trop de choses à voir ici ! Trop de trucs intéressants… Vite, que je retourne à mon trunk pour digérer tout ça ! Je prends la direction de Pamukkale, plein Est, où je dois retrouver Anaïs et Gilles, les deux petits Suisses. Après deux kilomètres, je vois qu’il y a un site bonus que les plus courageux peuvent aller visiter s’ils n’ont pas laissé tout leur jus à Efes… Ce n’est pas mon cas, j’en peux plus, et je dois attendre que quelque chose se passe pour pouvoir dormir quelque part… Hum. Tant pis pour le bonus.

Pamukkale est à deux jours de trunk, je choisis une route bucolique dans une vallée adjacente un peu plus montagneuse qui me prendra trois jours. Bucolique parce qu’il n’y a pas de 2 x 2 voies, par contre la circulation, elle, n’a rien à envier à celle d’un trunk… Pendant ces trois jours je tombe, entre autres, sur l’homme à la moto, Ganja (si, si… c’est son nom). On rajoute deux jours de pause chez lui, à découvrir les plaisirs de la Turquie. Un çay dans une main, je réponds à une interview pour un journal local, un verre de Raki dans l’autre, c’est pour passer à la télé… N’importe quoi !

Le meilleur moment restera celui passé en famille, assis par terre autour d’un grand plat circulaire à partager un repas gargantuesque à base de fritures, soupe de pois chiche, légumes crus dans du yaourt et surtout… un divin mélange de tahin-miel (pâte de sésame) qui ravit mes papilles d’addict au sucre. On se mate Persépolis, histoire d’en savoir un peu plus sur l’Iran, c’est le pied !

Je reprends ensuite le vélo pour traverser une zone montagneuse spécialisée dans la châtaigne et la figue séchée. Il faut savoir que la Turquie a une activité agricole hyper développée, et surtout hyper segmentée. Chaque région à sa spécialité, de la patate à la betterave à sucre pour les terres les moins fertiles, à la banane et la cacahuète pour les parties chaudes, en passant par l’essence de rose, le thé noir et le bois de chauffe sur les rives arrosées de la mer noire… Je repars avec des kilos de figues sèches dans les sacoches, gracieusement offertes par Akim, un garçon du coin qui s’envoie des grandes pintes de jus d’orange-carotte avec ses potes (l’alcool est un brin tabou ici… On me demande très régulièrement si j’en bois d’ailleurs – quelle question !).

L’épisode bucolique ne dure cependant pas très longtemps, j’arrive à Pamukkale sous des trombes d’eau, après m’être farci une ligne droite de quelque 70km sur ma très chère bande d’arrêt d’urgence. Les figuiers ont laissé place aux orangers, la nouvelle spécialité locale. C’est l’heure de retrouver les Suisses – ils arrivent tout juste de l’hôpital de Marmaris – dans leur hôtel. Le tenancier super sympa me permets de dormir sur le toit gratuitement. En ce qui concerne le site en lui-même… c’est un fantastique cadeau de mère nature, que les Romains ont sublimé à force de patience et de raison. Sur les flancs d’une montagne quelconque jaillissent sept sources d’eau chaude et calcaire. Pas trop chaude – 40 degrés – juste bien pour se baigner, mais vraiment TRÈS calcaire. Au point que partout où l’eau coule, une fine pellicule de calcite blanche se dépose, enrobant la montagne d’un manteau de neige. La poudre se solidifie et forme des piscines. Ce qui est drôle, c’est qu’en fait tout n’est qu’un gros agglomérat de piscines imbriquées les unes dans les autres, allant de 2mm à 20m pour les plus grosses.

Les Romains – gens malins – ont construit une formidable cité thermale au sommet de la colline. Et dès lors, ils ont su manipuler l’eau des sources pour lui faire créer des canaux d’irrigation ! Tantôt pour les champs, tantôt pour les bains ou pour les réseaux d’assainissement de la ville. Les vestiges les plus impressionnants étant, à mes yeux, les murailles de calcaire qui se sont formées par l’élévation naturelle des canaux d’irrigation. De vrai rempart de 6-8m de haut, qui se sont bâtis tout seuls avec le temps… et un peu d’entretien. Nous passons une superbe journée à nous promener pieds nus par ces chemins et piscines de calcaire, à admirer les vestiges d’antan… Les constructions modernes alentour nous rappellent qu’en tant que touristes, nous participons activement à la destruction de ce petit paradis. Hôtels, lac artificiel, parcs d’attractions… Tout y est.

On en profite aussi pour se raconter la semaine écoulée depuis notre première rencontre à Marmaris. Visiblement la qualité de l’hôpital qu’ils y ont trouvé laissait un peu à désirer, du coup ils vont rester là une dizaine de jours, pour profiter de celui de Denizli. Une petite bourgade de 500 000 âmes, comme ils savent bien les faire ici… Et puis moi, je me vante d’avoir vu l’une des fameuses merveilles du monde, la grande classe !
«- Ah oui ? Le temple d’Apollon ? Alors, il est comment ? me demande Gilles.
Et bien figure-toi que ce n’est pas le temple d’Apollon, mais la librairie de Celcius. Voilà, voilà. Pour ton information. Et ça déboîte hein, très clairement.
Heu… Tu es sûr ? J’ai lu que le temple n’était pas tout à fait dans Efes, mais quelques kilomètres plus loin… Par contre ton histoire de librairie, là, ça ne me dit vraiment rien.
Ahheeeem… !» raclement de gorge. Je passerai sous silence la description du temple d’Apollon, jugée trop ennuyante.

Après une seconde nuit sur le toit de l’hôtel, je laisse les Suisses au petit matin, reprenant en solitaire la route du sud pour rejoindre la côte. Maintenant le prochain objectif, c’est Antalya ! Une semaine à longer la méditerranée, histoire d’en profiter à fond une dernière fois. Je ne suis pas près de la revoir celle-là ! La prochaine mer sera la Caspienne, en Iran… Dans bien longtemps.

Ces quelques jours sont l’occasion de renforcer un peu plus mes acquis culturels et linguistiques de ce vaste pays. Dans la série Je roule jusqu’à ce que quelque chose se passe, je m’arrête dans un petit village de campagne où a lieu un mariage. Il fait nuit depuis un moment – il ne s’était rien passé avant – et c’est à nouveau la musique qui me fait appuyer sur les freins. Ça va être la grosse fête ! Je me dis. Un bon mariage à la Turque, trop cool ! Et bien en fait, pas du tout, c’est super emmerdant. Vous pensez, personne ne picole… Pourquoi se marier ? Sérieusement…

La mariée est en train de se dandiner dans sa grande robe blanche avec voile intégré. Il est tellement serré sur son visage qu’elle ressemble à une poupée gigogne… Autour d’elle, une demi-douzaine de gentlemen des plaines sont en train d’effectuer leur parade romantique : claquer des doigts, les bras écartés, en faisant de petits mouvements saccadés avec le torse. La classe assurée. Et autour d’eux, 150 personnes les regardent, gentiment assises sur des tabourets. Au premier rang, les mamies piquent du nez dangereusement, au dernier on parle d’aller se boire des bières à la maison… Trop bien. Heureusement je suis récupéré par le cuisto qui me fait servir une plâtrée gargantuesque de mouton bouilli dans une soupe de lentilles… Il y a plein de gros piments qui flottent, un régal ! Ensuite, c’est les musiciens qui m’emmènent chez eux pour, devinez quoi?.. Passer à table ! A la bonne heure… Et en musique s’il vous plait ! Haha !

Je crois que c’est le truc qui m’excite le plus dans ce voyage. Ne pas savoir où je vais dormir le soir, ce qu’il va se passer, sur quoi je vais tomber… se retrouver avec des apiculteurs pour prendre un petit déjeuner de miel fraîchement sorti des ruches. Être invité par un ancien du village à dormir dans son café et se faire des parties de tavli (backgammon) jusqu’au bout de la nuit… Tomber sur un voyageur de grand chemin qui revient d’un tour du monde de 5 ans à bicyclette… «- Quand je suis parti, je me disais que ça prendrait 2 ans, me dit-il en rigolant. – Mais tu vois, après tout ce temps, je prends toujours autant de plaisir à rencontrer de nouvelles personnes et à vivre pleinement le voyage… » et de rajouter que c’est tout ce qu’il peut me souhaiter… On verra bien. Pour l’heure il est temps de troquer le vélo contre un baudard, et d’aller équiper quelques highline avec les copains slackeurs… Cette halte me fera le plus grand bien ! Avant d’attaquer cinq nouveaux mois avec Flo, Haha !

Clem

J137 à J150 sur la carte.

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